nos textes, nos écrits etc …



  • nos textes, nos écrits etc …

    5ed683b441075 bpthumb toc mis à jour Il y a 3 semaines, 3 jours 12 Membres · 54 Messages
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    isabelle1970

    Membre
    1 avril 2020 à 19 h 00 min

    vu que Olbius a ouvert ce groupe, je lance cette discussion pour continuer celle commencée par @melodie21

    A vos écrits 🙂

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    Anonyme

    Membre
    1 avril 2020 à 19 h 18 min

    J’ai déjà mis ce texte quelque part sur le forum, je ne sais où… Désolé pour la redite…

    Le point final de ce texte est sur mon bras.

    Elle embellie toutes mes journées

    S´accommodant de mes humeurs, de mes pensées

    M´accompagnant à chaque instant de la vie

    S´adaptant à mes besoins, à mes envies

    Et sans jamais rien demander en retour

    Quand elle me manque, elle accoure.

    Les heures passées à ses côtés chaque jour,

    Sont des moments que je savoure.

    Avec elle, le temps s’arrête.

    Cette relation est sans fin, c’est sûr, j’ai pris perpète.

    Elle est la médecine de mon esprit,

    Mon carburant, la source de mon énergie,

    Autour d’elle, les mots et les sentiments sont enrichis

    Les épreuves et les difficultés se retrouvent amoindries.

    Dans la partition de ma vie,

    Elle est la clé de mon harmonie.

    Je me dois d’avouer que je lui dois énormément,

    Usant de tout son panel d’instruments,

    Sortant du silence pour démarrer crescendo

    Variant le rythme, le tempo

    Se servant de toutes ses gammes, de ses tonalités,

    Forcé de constater qu’elle est toujours en mesure, en mesure de m’apaiser.

    Alternant couplets, refrains,

    M’entrainant toujours avec le même entrain,

    Me surprenant dans l’utilisation de tant de nuances

    Je le sais, c’est certain, nous formons une parfaite alliance.

    Si elle sait que mon diapason lui donnera toujours le La

    Et que souvent je lui apporte la reconnaissance qu’ailleurs elle n’a pas

    L’amour que je lui porte est insignifiant comparé à ses effets sur moi

    Elle me le rend au centuple, c’est notre arrangement

    Pour cela, je lui dois un respect total, un amour platonique, qui irrémédiablement

    M’apporte sérénité et joie, dans une vie qui sans elle en manquerait cruellement

    Dans le combat de l’existence, elle est le radeau du naufragé

    Le dispositif freinant la chute du parachuté

    Un panneau « Sortie » dans le labyrinthe de la vie

    Bref, une sorte de garantie de survie

    Alors c’est en toute simplicité et de façon symbolique

    Que je t’avoue mon amour à toi, musique.

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    isabelle1970

    Membre
    1 avril 2020 à 20 h 56 min

    edit

  • 5f05abe2a555c bpthumb

    isabelle1970

    Membre
    1 avril 2020 à 21 h 01 min

    <div>LA COLERE DES DIEUX</div><div>

    </div><div>

    La colère des Dieux s’est déchaînée

    Rien n’a pu la maîtriser

    La colère des Dieux s’est enflammée

    Hurlant des torrents envenimés

    En rage, les Dieux ont vociféré

    Leur fureur par des mots amers

    Des coups cinglants ont déferlé

    Suscitant un tremblement de terre

    La force des Titans était décuplée

    Stimulée par un orgueil austère

    Du cataclysme le monde fut secoué

    Et plongea dans une ère glaciaire

    Le cœur naïf et amoureux d’une princesse

    Alors subitement se figea

    Gelé par le froid et la tristesse

    Stupéfié par un tel éclat

    Des flèches ne provenant pas de Cupidon

    La transpercèrent jusqu’à son âme

    Par une ombre noire surgie des Démons

    Son cœur, de rouge devint pâle

    Ayant perdu toute perspicacité

    Les Dieux ne percevaient point

    Que la princesse, pourtant d’eux aimée

    S’affaiblissait seule dans un coin

    La période de tempête des Dieux

    Lui sembla ne jamais finir

    Elle en arriva à prier les cieux

    Pour croire encore en l’à-venir

    Le temps finit pourtant par s’écouler

    Et un matin la princesse s’éveilla

    Encore dans la peur de ce passé

    Mais toujours ancrée par sa foi

    Les Dieux, d’un sourire, l’apaisèrent

    Ils étaient beaux, comme autrefois

    Ils lui dirent combien ils l’aimèrent

    Un regret perceptible dans leur voix

    La princesse sentit cependant en elle

    Une once de colère envers les Dieux aimés

    Les plaies laissent parfois des séquelles

    Que seul le pardon peut panser

    Elle puisa alors dans son cœur

    Des sentiments toujours présents

    Et pardonna, sans garder rancœur

    Ce qu’elle savait un égarement

    Les Dieux, redevenus sereins

    Jusqu’au soir la choyèrent

    Ils savent eux, qu’un lendemain

    Ne ressemble jamais à un hier

    Mais la princesse garde en elle

    Une appréhension bien fondée

    Celle qui fait que le lendemain

    N’est pas toujours fondé

    </div>

  • 5f05abe2a555c bpthumb

    isabelle1970

    Membre
    2 avril 2020 à 9 h 19 min

    il y a certains textes de chansons qui sont intemporels . Cette chanson de Pierre Perret “le monde change” date de 1979 …

    ok, post pour “nos” écrits mais après tout, certains chansons valent, à mes yeux, plus le coup d’être lues pour leur écriture qu’entendues

    Le monde change
    Comme c’est étrange
    Nous avons vu un capitaine
    Portant sa valise
    Et un Arabe
    Un gros nabab
    Manquant de glaçon
    Pour son whisky
    Acheter la banquise
    Les hommes vont jouer aux pollueurs
    Sur d’autres planètes
    Et les femmes déjà bercent leurs
    Bébés-éprouvettes

    Le monde change
    Comme c’est étrange
    Les pauvres phoques
    Enlèvent leur froc
    Pour courir plus vite
    L’usine dépose
    Son écume rose
    Les pétroliers déroulent aux mouettes
    Une drôle de moquette
    On manque de sous pour la recherche
    Contre le cancer
    Heureusement qu’on en a pour les
    Centrales nucléaires

    Le monde change
    Comme c’est étrange
    Les députes les cardinaux
    Ont tous leur sono
    Même chez les rouges
    On dit que ça bouge
    Paraît qu’y vont faire du goulag
    Un grand Disneyland
    On dit que Nixon prenait
    Des cours de sténo
    Paraît qu’Amin Dada est mort
    Pauvres asticots

    Le monde change
    Comme c’est étrange
    Certains régimes pour la santé
    Sont très contestés
    En Argentine
    La nicotine
    Tue plus qu’à Londres ou à Lima
    Question de climat
    Le joueur de foot vend ses mollets
    Au pris du filet
    Mai soixante-huit laisse des barbus
    Qui pointent au chomdu

    Le monde change
    Comme c’est étrange
    On voit des purs
    Avec des durs
    S’accorder gaiement
    Chacun fabrique
    Sa bombe unique
    Tout en prêchant
    Naturellement
    Le désarmement
    Plus je les vois de mon balcon
    Plus je pense à regret
    Que ces colombes et ces faucons
    M’ont l’air de vrais…

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    Anonyme

    Membre
    2 avril 2020 à 13 h 19 min

    Eros, un nom prédestiné, sans doute …

    Celui du cheval qui m’ accompagna pendant quelques années

    Tout de suite, je l’ ai aimé, ce petit trotteur réformé, avec son chanfrein blanc, son regard

    interrogateur, sa robe couleur d’ automne et ses crins poivrés ; un peu comme mes cheveux à

    présent.

    Il avait trois ans, quand il est arrivé à la maison, et moi j’ étais une jeune femme, mais aussi une

    jeune cavalière inexpérimentée, mais cela m’ importait peu.

    J’ avais reçu un enseignement équestre, l’ année de mes quinze ans. Et quel enseignement ! C’ était

    un ancien militaire de carrière qui dispensait les cours, de quoi vous dégoûter à tout jamais.

    Toutes mes économies y étaient passées, et malgré ma peur de monter à cheval et ce détestable

    moniteur, ma passion transcenda ces aspects difficiles pour moi.

    Je me souviens encore de cet imperceptible parfum cheval, encré dans mon unique jean, malgré le

    lavage. J’ aimais le respirer pendant les cours. Je pense que si cela n’ avait tenu qu’ à moi, je ne l’

    aurai pas lavé mon pantalon, non, pas tout de suite, pas déjà …

    Je ne savais pas à cette époque, qu’ un jour un tel animal vivrait à mes côtés.

    Il m’ honorait de sa présence, et moi je prenais soin de lui. A vrai dire, je pense, qu’ il a pris soin de

    moi aussi.

    Il me fallu beaucoup d’ amour et une bonne dose de patience, pour le déconditionner. D’ ailleurs, je

    n’ y suis jamais totalement arrivée.

    On mettait à peine le pied à l’ étriller, qu’ il partait déjà au galop !

    Donc, pendant de longs mois, j’ ai eu besoin qu’on me tienne les rennes pour me mettre en selle.

    Ensuite, il était hors de question pour lui d’ attendre sur place, sans bouger.

    Il galopait vite, très vite, il trottait vite, il marchait vite. J’ ai du composer avec.

    Mais, je n’ ai jamais connu la moindre hostilité à mon égard, même s’ il m’ est arrivé de très rares

    fois, fort heureusement, de me retrouver sur son encolure, à la suite d’ un stop au galop.

    Lors de notre premier contact de la journée, je le laissais venir à moi, me renifler avec ses naseaux

    dilatés. Je pouvais sentir son souffle sur mon visage.

    Alors, seulement, je le humais à mon tour, lentement, paisiblement, et je déposais un baiser entre

    ses deux orifices. C’ est si doux à cet endroit…

    Parfois ma main s’ attardait sous ses crins. C’ est si chaud à cet endroit … même en plein hiver.

    Et souvent je le gratouillais ensuite, à un de ses endroits favoris. Alors, son corps me disait : « oui

    là, encore un peu, s’ il te plaît, ça fait du bien »

    Quand le moment de la balade arrivait, je le préparais, et nous partions tous les deux en pleine forêt,

    sans même savoir où nous allions.

    Une confiance réciproque s’ était établie dès le début, mais pour la conserver, je savais que je devais

    faire attention aux endroits glissants, qu’ il redoutait. C’ est donc perchée sur le dos Eros, que j’

    évaluais les passages délicats.

    Petit à petit, une communication non gestuelle, non verbale, s’ installa davantage entre nous.

    Il me suffisait parfois, de simplement penser ; c’ était aussi simple que ça.

    C’ est incroyable, comme notre point de vue diffère, dès qu’ on prend de la hauteur.

    On perçoit mieux tous les changements d’ état, paradoxalement.

    Je garde de ces promenades, des souvenirs inoubliables, notamment quand nous galopions.

    A ces instants, j’ étais cheval, c’ était moi qui galopais.

    Le temps s’ arrêtait. Nous étions en dehors du temps, en dehors de tout, tout se mélangeait …

    Et puis un jour, il est parti.

    Mais, je garde en moi son indicible essence.

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    bagayaga

    Membre
    2 avril 2020 à 14 h 46 min

    Merci @omkara^^

    ^^Plaisir partagé.

    Il y a dans vos mots quelque chose d’un diapason cosmique , accordé avec ma pensée et mes sens.

    Vous détenez une magie. Personne n’a jamais sucité autant d’émois scripturaux.

    Vos mots me manquent ,je suis orpheline de lecture, et chaques jours ternis sans l’écho poétique de vos missives.

    J’ai le sentiment d’être une infortunée fille de souverains, prisonnière d’un tournoi, se devant de patienter que chaques chevaliers fassent montre de sa force. Que le meilleurs gagne.

    Je suis comme bloquée dans un cruel second tour, entre Carybde et Scylla.

    C’est navrant. Comme le jour où croquant dans un biscuit dynosaurus j’ai constaté qu’ils en avaient changés la recette.

    Je sais qu’il est vain d’attendre de relire une telle suavité littéraire. Je le sais bien.

    Il y a bien un alter quelque part, qui viendra s’embaumer du parfum de mon renouveau.

    Je sais que ce ne sera pas vous.

    Mais il n’empêche que ma cognition vous pleure inlassablement. Elle vous cherche, passant en revue les lettres et les mots des XY de passages.

    Quand le temps sera de nouveau propice. J’irais seule à travers bois, pieds nus sur l’humus, et au plus profond de la forêt j’irai enterrer mon petit Robert.

    Vous serez ainsi pour toujours là où j’aime. Et cela me signifiera que vous devez quitter mes rayonnages.

    Je vous ai aimé mon chair, plus que de raison, sans que vous ne m’eûtes aimé en retour.

    C’est ainsi.

    <div>
    </div>

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    Anonyme

    Membre
    2 avril 2020 à 22 h 05 min

    Merci chère @bagayaga, heureuse que ce petit texte t’ ait plu, mais je n’ ai rien d’ autre en réserve …il te faudra attendre, si l’ envie me prend, entre mon tricot, mon jardin, le chant etc ….

    Quel dommage que je ne sois pas un homme, et que toutes les deux nous ayons des préférences amoureuses pour ces messieurs, sinon, je t’ aurai déjà enlevée (en douceur)

  • 5d2a2cb085eb8 bpthumb

    bagayaga

    Membre
    2 avril 2020 à 22 h 15 min

    @omkara

    En plus j’aime ça me faire kidnapper^^ Je dis jamais non^^

    Hahahahahahahahahahaha^^ Avec ton fidèle destrier ?

  • ?s=80&d=https%3A%2F%2Frencontre surdoue.com%2Fwp content%2Fuploads%2F2017%2F06%2Frencontresurdoue

    Anonyme

    Membre
    2 avril 2020 à 22 h 52 min

    Il est certain que si j’ avais été un homme, j’ aurai été de la trempe des chevaliers.

    Donc, oui ma belle, sur mon fidèle destrier …

    Je t’ aurai tendu le bras et soulevé de terre, pour te tenir fermement contre moi et sentir la caresse de tes cheveux, la chaleur de ton corps, ton suave parfum …et les palpitations de ton coeur …si près du mien …

  • 5d2a2cb085eb8 bpthumb

    bagayaga

    Membre
    2 avril 2020 à 23 h 03 min

    Oh^^ Toi tu sais parler aux dames^^

    Eh bien je me serais laisser guider, surprise, troublée plutôt, puis je me serai fondue à ton corps, dans cette enivrantes et envoûtante chorégraphie qu’offre une cavalcade. Souhaitant que ce trajet soit éternel^^

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    isabelle1970

    Membre
    3 avril 2020 à 10 h 08 min

    texte écrit il y a presque 20 ans, en pleine période de burn out, état dépressif si il en est mais avec la volonté de résilience .. 😉 🙂

    Laissez-moi…
    Laissez-moi sombrer, j’en ai besoin. Laissez-moi descendre dans le fond de mes ténèbres.. J’ai des démons à affronter.
    Laissez-moi aller auprès d’eux, je les connais, ce n’est pas la première fois qu’ils m’envahissent. J’ai déjà chercher à les
    dompter mais c’est un combat vain…. Parce qu’en fait, ces démons, c’est moi, c’est l’enfant qui est en moi, c’est les
    ressentis qu’il a vécu… la peur, l’insécurité.
    Je ne vais pas chercher à les combattre, à les dompter, à les battre.. Non, je vais les consoler, les cajoler, les
    apprivoiser… je veux tenter de les rassurer, leur dire qu’ils ne doivent plus se montrer de cette façon là, qu’ils
    n’emploient pas le bon moyen..
    Laissez-moi y aller, jusque tout au fond…. Ne me dites pas « bats-toi, secoue-toi, bouge, sors »… si je fais cela, ils
    reviendront, et n’auront pas été apaisés….
    Laissez-moi me cajoler, me chouchouter, prendre soin de moi et de mon moi enfant…
    Bien sur, je sais que lorsque vous me dites cela, votre intention est extrêmement louable.. Mais laissez-moi y aller…
    Je ne vous demande pas de m’abandonner mais juste de me permettre de vivre ma souffrance et de l’apprivoiser, de
    l’aider, de l’entourer, de la prendre dans mes bras…
    J’y ai déjà été confrontée, je crois savoir ce qu’il faut faire, il me faut juste du temps…
    Pas facile pour l’entourage de vivre ça, pas facile de me voir dans cette bulle et de me voir sombrer… c’est pourtant
    nécessaire…

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    isabelle1970

    Membre
    4 avril 2020 à 9 h 40 min

    il est de ces textes que l’on a écrit il y a longtemps et quand on les relit .. euh ..

    texte que j’ai donc écrit il y a je pense environ 25 ans et je ne l’aime plus du tout ^^ (bon, quelques phrases sont pas mal, le titre “conte” est approprié ^^ mais le fond ne me correspond plus du tout, le côté positif de garder ses écrits : voir sa propre évolution ! 😉 )

    CONTE SUR UNE RENCONTRE …
    2 minutes ! 2 minutes et il savait !!!!
    Il savait que c’était ELLE !!!
    Un regard ! Un regard et elle savait !!!!
    Elle savait que c’était un Homme !!!
    Il a débarqué dans sa vie un vendredi.
    Ce jour-là, ils se sont garés sur un parking, seuls, dans la quiétude d’une nuit étoilée.
    Le premier baiser fut comme un soulagement, comme une évidence, comme un « toujours » d’hier et de
    demain…
    Dès lors, ils ne se quittèrent plus.
    Elle voyait en lui la puissance, la sécurité, l’assurance et le respect.
    Elle aimait s’appuyer sur son épaule, se blottir dans ses bras, puiser en lui un peu de cette force.
    Elle se sentait si fragile, si vulnérable et parfois même si meurtrie au fond d’elle-même… que parfois, la peur
    du bonheur la submergeait, la plongeant dans des questions d’incertitude.
    Mais lui était toujours là, pour l’écouter, la cajoler et lui tendre ses bras.
    Elle savait au fond d’elle combien les attentions tendres de cet Homme guériraient petit à petit ses blessures.
    Ses certitudes à lui agissaient directement sur son petit cœur tout mou, l’enveloppant de douceur et de
    réconfort.
    Elle savait au fond d’elle qu’il était CELUI QUI …la ferait enfin VIVRE…
    Il voyait en elle un tremplin pour le changement, son déclencheur pour une nouvelle vie.
    Il aimait sa douceur, sa tendresse, ses gestes délicats.
    Il se sentait seul, ressentant le besoin d’être aimé sincèrement pour pouvoir aimer profondément.
    Mais elle était toujours là, pour lui dire qu’elle avait besoin de lui, le dorloter et se blottir contre son épaule.
    Il savait au fond de lui combien la tendresse de cette femme guérirait petit à petit son agressivité. Sa fragilité
    à elle agissait directement sur son orgueil, l’apaisant et l’enveloppant d’un besoin de la protéger.
    Il savait au fond de lui qu’elle était CELLE QUI … le ferait enfin SE CALMER…
    Leur cœur dut alors prendre un rythme différent. Pour lui, plus lent; pour elle, plus rapide; pour les deux,
    plus intense…
    Leurs poumons durent alors apprendre à respirer différemment, d’un autre air, plus serein, plus vivifiant, plus
    oxygénant…
    Leur vie devint alors plus mouvementée, leur quotidien plus agité, leur âme parfois plus tourmentée… mais
    leur amour jamais ne s’atténua, enraciné dans un présent, en vue d’un avenir solide.
    Rien de tout cela n’était pourtant prévu, surtout pour elle.
    Elle, avait pris la décision de vivre seule, de faire de sa vie une ligne presque plate, une survie de défense
    contre la douleur jusqu’alors tant subie. Elle ne désirait plus s’investir dans un avenir, dans des projets et
    surtout pas dans l’amour. Cet amour auquel elle ne croyait pas, qu’elle pensait incertain et source de peine.
    Cet amour où pratiquement tout est pardonnable. Cet amour que rien ne peut ébranler. Cet amour
    inconditionnel…
    Lui, espérait un jour LA rencontrer, espérait un jour vivre un amour tel que celui-là. Il savait que cet amour
    existait, il savait qu’il LA reconnaîtrait tout de suite…
    Il désirait aimer et être aimer. Il en avait besoin.
    Il désirait construire son avenir autrement que son présent. Il LA désirait…
    L’apprentissage d’une vie à deux devint un échange. Chacun pris conscience de ce que l’autre pouvait lui
    apporter… chacun pris conscience que l’autre l’épanouissait…chacun pris conscience de ce qui devait
    changer chez lui… chacun apprit de l’autre ses défauts et ses qualités.
    Elle, entendit que la certitude existait, qu’elle faisait avancer. Elle entendit qu’elle pouvait être aimée plus
    que tout, quelle pouvait avoir une place première, qu’elle pouvait en valoir la peine, qu’elle le méritait. Elle
    entendit qu’elle était belle, qu’elle était douce.
    Elle entendit que ses angoisses pouvaient s’atténuer, qu’elles pouvaient être acceptées, qu’elles pouvaient
    être entendues.
    Elle sentit que chaque parcelle de son corps et de son âme était aimée.
    Lui, entendit qu’il était un Homme, un Homme bien, que sa douceur existait. Il entendit que, tel un chêne, sa
    puissance et sa prestance méritaient le respect. Il entendit que même sans argent, il pouvait être aimé.
    Il entendit qu’il était beau, qu’il était tendre.
    Il entendit que son orgueil, bien utilisé, pouvait être aussi un réconfort, qu’il pouvait apaiser des angoisses,
    qu’il pouvait soulager des craintes.
    Il entendit qu’il était devenu un besoin, une nécessité pour la faire vivre.
    Il sentit que chaque parcelle de son corps et de son âme était aimée.
    Eux deux, sentirent alors l’envie de ne jamais trahir l’autre…
    Eux deux, sentirent alors l’envie de vieillir ensemble…
    Eux deux, sentirent alors l’envie d’être époux et épouse…
    C’est dans le respect mutuel que chaque jour ils s’aiment, se disputent et s’aiment encore…
    C’est dans la bienveillance que chaque jour ils s’aiment, se disputent et s’aiment encore…
    C’est dans la non envie d’une séparation que chaque jour ils s’aiment, se disputent et s’aiment encore …
    C’est dans la faiblesse et la force que chaque jour ils s’aiment, se disputent et s’aiment encore…
    C’est dans la certitude et la crainte que chaque jour il s’aiment, se disputent et s’aiment encore …
    C’est dans la douceur et la colère que chaque jour ils s’aiment, se disputent et s’aiment Encore…
    C’est dans les mots durs et les mots tendres que chaque jour ils s’aiment, se disputent et s’aiment encore…
    C’est dans les rires et les pleurs que chaque jour ils s’aiment, se disputent et s’aiment
    Encore…
    C’est dans la blessure et le pardon que chaque jour ils s’aiment, se disputent et s’aiment encore …
    C’est dans la construction d’une famille que chaque jour ils s’aiment, se disputent et s’aiment encore…
    C’est dans la découverte de l’autre que chaque jour ils s’aiment, se disputent et s’aiment encore…
    C’est dans le corps l’un de l’autre que chaque jour ils s’aiment, se disputent et s’aiment encore…
    C’est dans la perspective de vieux jours à deux que chaque jour ils s’aiment, se disputent et s’aiment
    encore…
    C’est dans l’amour profond et sincère que chaque jour ils s’aiment, se disputent et s’aiment encore…

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    Anonyme

    Membre
    7 avril 2020 à 2 h 46 min

    L’illusionniste

    <h1>Scène 1 – Manhattan, 1960 </h1><div>
    </div>

    Mettre la musique (vidéo) à 35:54 minutes


    https://www.youtube.com/watch?v=OO5bTG4nebA



    Elle marche sur Broadway Avenue, sa fine silhouette à moitié dissimulée sous son grand parapluie. Sous la lumière jaune des grands réverbères et des enseignes lumineuses clignotantes, elle déambule doucement sur la longue avenue. Elle aime cela. Cette atmosphère fantomatique, ces rues vides, cette odeur froide de la ville, que la pluie a lavé de sa saleté.

    Plongée dans ses pensées, ses sensations, cherchant parfois le reflet fugace de ses jambes dans les grandes flaques d’eau, elle ne laisse derrière elle que l’écho étouffé de ses talons sur les pavés mouillés.

    Elle ne réalise qu’elle approche du numéro 1678 que par le son familier et grandissant du saxophone. Arrivée devant le Birdland, elle salue d’un air entendu le videur avant de se faufiler dans les escaliers, le jazz, tel un vêtement, l’enveloppant déjà doucement.

    Dans l’ambiance tamisée, les habitués confortablement installés dans de grands fauteuils molletonnés, se laissent captiver par la musique. Il n’y a aucun bruit parasite. Devant de lourds rideaux de velours rouge, les musiciens ne sont plus qu’une unité de costumes au blanc immaculé, destinés à faire résonner ces beaux instruments magnifiquement éclairés.

    Un frisson parcourt tout son corps. Elle s’imprègne de cet endroit, qui ne contient que de belles choses, temple sacré de sons et de parfums. Elle inspire, l’odeur chaude des bons cigares, des fines tentures, des belles boiseries et des excellents whisky. L’odeur des hommes, aussi, de leurs corps chauds et de leur peau fraîchement rasée et adoucie.

    Débarrassée de ses vêtements d’extérieur, elle offre la peau de ses bras et de son dos à ce nouvel intérieur, comme si l’air sensuel de la salle pouvait s’infiltrer sous sa peau. Elle se dirige vers le bar, de sa démarche confiante, assurance gagnée auparavant par plusieurs heures d’apprêtement. Elle connaît sa beauté de ce soir: de ses formes sublimées par sa robe noire, de l’éclat de sa peau, du brillant de ses lèvres et du kohl intense sublimant ses grands yeux verts. Ses cheveux épais, lourds, ondulant, venant compléter son profil fort élégamment.

    Lui, il la regarde, à l’autre bout du bar. Cette charmante apparition.

    Un sourire espiègle au coin des lèvres, il y voit là quelque cadeau à son intention.

    Puisque c’est son anniversaire, il décide qu’elle s’est faite aussi belle rien que pour lui. Qu’elle lui est destinée. Comment, à cela, pourrait-il se refuser ?

    Lui même est fort bien apprêté. Dans son nouveau costume, gris clair, taillé sur mesure. Les boutons de manchette et le mouchoir de poche en soie argentés venant le sublimer. II ne doute aucunement de son aura, de sa stature. Ses longs doigts fins tels ceux d’un musicien, portant le verre en cristal à sa bouche, tandis que de ses yeux, déjà il la touche.

    Ce très bel homme, il ne lui faut pas longtemps non plus pour qu’elle le remarque. Il dégage quelque chose de particulier, dans cette ambiance tamisée…Elle cherche à mettre un mot, une impression pour comprendre sur elle son effet. Quelque chose dans les fossettes, dans son sourire ? De légères dents du bonheur…cela voudrait-il, comme dans la chanson, tout dire… ? Elle lui rends son sourire, car elle veut qu’il l’aborde.

    D’un petit hochement de tête, renvoie un signal fort.

    Celui-ci, se feignant quelque peu nonchalant….s’en vient alors …



    [LA SCENE CHANGE BRUSQUEMENT, EMPORTANT LES PROTAGONISTES qui se retrouvent en ]…


    <h1>Scène 2 – Tango – Rosario (Argentine) </h1>

    (publication 7 avril 22h)

    Scène 3 – La Canopée – Amazonie (publication le 8 avril)

    Scène 4 – L’’illusionniste – France (publication le 9 avril)

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    isabelle1970

    Membre
    7 avril 2020 à 15 h 18 min

    Deux tasses de café sur une table …

    Deux chaises vides autour de cette table …

    Deux petits pots de lait sur la table …

    Mais…

    Une seule table

    Un seul petit pot de lait utilisé

    Une seule anse de tasse apparente

    Un seul accoudoir de chaise visible

    Deux personnes qui étaient présentes il y a un instant …

    Deux personnes qui n’y sont plus à cet instant …

    Deux personnes qui ont dû discuter il y a un moment …

    Deux personnes qui ont dû boire un café depuis un certain temps…

    Une seule a mis du lait dans son café…

    Une seule est peut-être partie en premier…

    Deux ont peut-être ri ensemble autour de cette table …

    Deux ont peut-être pleuré ensemble en buvant leur café …

    Deux…

    Un…

    L’histoire de ce cliché se résume à cela… deux ou un…

    Deux si l’histoire reflète une rencontre, une harmonie

    Un si l’histoire reflète une séparation, une rupture

    Deux si le moment était un instant de complicité

    Un si le moment était un instant de déchirure

    Deux si ils ont partagé…

    Un si ils sont séparés…


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