L'écriture et moi…



  • L'écriture et moi…

    ?s=1&d=https%3A%2F%2Frencontre surdoue.com%2Fwp content%2Fuploads%2F2017%2F06%2Frencontresurdoue Anonyme mis à jour Il y a 5 mois, 1 semaine 10 Membres · 27 Messages
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    momosse

    Membre
    20 avril 2020 à 12 h 20 min

    Enfant, j’ai franchement été un très mauvais élève. Un gosse qui ne s’intéressait pas aux cours tels qu’ils lui étaient dispensés dans un environnement très éloigné de ses références et qu’il ressentait comme oppressant de par la promiscuité forcée auquel il l’obligeait. Un contexte au sein duquel il était mal à l’aise. En conséquence de cette perception profonde vécue douloureusement, il ne s’investissait en rien de sorte qu’en plus de ne porter qu’un intérêt forcé et minime à ce qui était traité en classe, il n’apprenait pas “ses leçons”.

    Détecté dyslexique et aussi handicapé de ce point de vue, ma “bonne volonté” (déjà inexistante) face à ce modèle d’apprentissage perturbant et forcé me portait d’autant moins à tenter une esquisse d’effort et conséquemment, j’ai été très tôt catalogué en tant que “sous-doué” plutôt que “surdoué” par mes enseignants successifs.

    Pour ce qui concerne la langue française, il en allait de même que pour les autres matières ; Je suis sorti de mon “cursus” sans jamais avoir appris ou retenu les règles basiques de grammaire, d’orthographe ou la conjugaison… Je n’appréciais déjà pas les exercices de lecture en soi indépendamment des difficultés que je connaissais pour simplement comprendre le sens des lignes que l’on me soumettait mais encore, je trouvais spécialement inintéressant les livres et les histoires que l’on nous obligeait à parcourir (j’ai spécialement conçu et retenu une certaine aversion pour Marcel PAGNOL depuis cette époque). Par contre, tout en faisant “une faute par mot”, j’ai rapidement conçu que l’écriture me plaisait et en dehors des dictées qui me conduisaient (évidemment) à me faire systématiquement remarqué pour le carnage linguistique impitoyable qui en résultait sous ma main, j’appréciais de rédiger sur un sujet (proposé ou libre).

    Pendant et après être sorti de l’univers scolaire, de regarder ce que je voulais-pouvais à la TV a été ce qui m’a notamment permis d’accéder à des informations-connaissances et je lisais (quand même) aussi pas mal d’articles traitant de ce qui m’intéressait… De telle sorte qu’au fur et à mesure des années, ma curiosité et ma progression professionnelle m’ont amené à acquérir des notions plus complète et une meilleure maîtrise de notre langue commune.

    Pour autant, “le tourbillon de ma vie” m’a conduit à délaisser ce qui m’était pourtant “apparu agréable” (chose rare) sur les bancs de l’école et je ne me suis remis véritablement à écrire que plus de trente ans plus tard, en 2008… C’était à la suite de mon inscription sur un site-forum de sport. Là, j’ai retrouvé ce plaisir oublié en m’y exprimant assez régulièrement et le fait d’avoir disposé assez vite d’un certain “succès d’estime” au sein de ce microcosme virtuel n’était certes pas un but en soi de ma part puisque je contentais en cela ma satisfaction personnelle en tout premier lieu, reste que je ne nie évidemment pas que d’avoir des retours positifs m’apportaient et satisfaisait quelque peu mon ego.

    Depuis, je n’ai quasiment plus cessé d’écrire. J’y consacre environ 2 heures par jour. Je le fais essentiellement sur des sites “de rencontre” (ou pas), sur des forums ou des discords et avec ou sans nécessité ressentie de discuter en étant plus souvent volontaire à me positionner sur un propos donné mais je ne suis pas fermé à l’échange et pour porter grande attention aux psychologies de mes congénères, j’apprécie aussi de développer des réfexions ou de les expliciter avec certain(e)s.

    Compte-tenu de ce que je me voue depuis une douzaine d’années à l’écriture avec constance et que c’est même devenu un besoin presque impérieux à satisfaire pour moi, j’ai envisagé la rédaction de quelque chose qui serait publiable mais je pense qu’il me faudrait “un nègre” pour structurer un tant soit peu ce qui provient de mon esprit et par ailleurs, je n’approfondis pas l’idée aussi parce que je me dis que cette entreprise exigerait un investissement que je ne me vois pas être en mesure de lui pouvoir ou vouloir lui donner… Mais je garde ça dans un coin de ma tête et je m’y essayerais probablement un jour.

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    bagayaga

    Membre
    20 avril 2020 à 13 h 11 min

    Même parcours à l’école.

    La fille qui fait plus de fautes qu’il n’y a de mots. Ma réputation en cp. Traînée dans toutes les classes avec ma dictée pour attester.

    En Cm1 j’ai écris dans une dictée phaute!

    La faute ultime et la risée de la classe.

    Cm2 ma mère contre avis du corps enseignant me traine dans un CMPP.

    Après moultes test, il en ressort que je suis ambidextre et dysorthographique. Ainsi que dépourvue d’imageries mentales.

    Tu vois des trucs dans ta tête toi Momosse?

    Ou c’est les concepts qui te font vibrer.?

    C’est marrant mis à part le forum de sport c’est le même rapport à l’écriture.

    Et un putain de niveau oral sinon.

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    max

    Modérateur
    20 avril 2020 à 13 h 47 min

    Pour moi, c’est tout l’inverse, l’écriture a toujours été facile, ma première dictée en CE1, je venais de sauter le CP et j’ai débarqué un matin dans ma nouvelle classe, 0 faute…

    Ensuite, j’écrivais beaucoup pour régler les conflits avec ma mère, on s’écrivais beaucoup tous les deux pour pouvoir se parler sas se crier dessus, puis j’écrivais pour moi, pour libérer les démons…

    Mes enfants aiment écrire aussi, ils font des fautes mais c’est pas grave… la grande a commencé au moins 5 romans et le plus jeune invente des poésies.

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    zelos

    Membre
    20 avril 2020 à 14 h 58 min

    J’ai remarqué que c’était très courant chez les surdoués/HP les troubles de lecture/écriture, la dyslexie, la dyspraxie, l’afantasie…

    Perso, comme Max, lecture et écriture ont toujours été très intuitifs, j’ai toujours adoré ces 2 activités depuis tout petit. J’aime à la fois le geste d’écrire à la main (stylo Bic) et bien écrire, structurer (syntaxe), mais par-dessus tout c’est le fait de jouer avec/sur les mots, tout ce qui est double connotation/sens/allusion et autres jeux de mots, en y mêlant mon p’tit jargon perso et en mixant les registres, je suis aussi très friand des métaphores et autres allégories.

    @bagayaga

    Je sais qu’on en a déjà parlé, mais vu que le sujet est relancé, j’ai dû mal à comprendre vraiment comment le manque d’images mentales a autant de conséquences sur la maîtrise de la grammaire et orthographe. Peut-être qu’on en utilise de façon quasi inconsciente ? C’est peut-être d’autant plus difficile pour moi à concevoir car je ne cherche pratiquement jamais comment écrire ça ou ça, je sais. Par exemple la répétition n’aide-t-elle pas pour s’en souvenir ? Il y a aussi la mémoire gestuelle, parfois je peux par exemple arrêter de tapoter et mimer d’écrire “bonjour”, si jamais j’avais un trou sur son orthographe, en 2 secondes je vois que j’écris “b-o-n-j-o-u-r”.

    Ok je ne suis pas doué pour visualiser, je viens d’essayer de visualiser un visage en fermant les yeux, je n’y arrivais pratiquement pas, juste une mini impression d’un truc au coin de la tête au milieu du noir ; mais c’est parce que je me forçais, je viens de visualiser comment écrire moment, et en fait ça marche beaucoup mieux les yeux ouverts et sans me forcer chez moi, je vois écrit au stylo plume “m-o-m-e-n-t” tout en tapant là^^.

    Donc oui, on ne doit pas s’en rendre compte, de l’handicap que c’est, car on en utilise tout le temps de façon (quasi) inconsciente/innée. Sinon apprendre dans la tête comme si tu récitais une table de multiplication ça marche ? Je suppose que oui mais y a du boulot vu tous les mots et leurs déclinaisons/conjugaisons, sans parler des règles.^^

    Bon, j’espère m’être rapproché un tant soit peu de comprendre mieux ce qui t’afflige, je t’ai dit que je ne lâcherai pas.^^

    Et pour ceux qui se foutaient de ta gueule, bah je pense que tu pourrais leur clouer le bec maintenant, surtout si tu utilises ton large lexique de thésaurus, ils ne pourraient même pas dire s’il y a des fautes je parie. 😉

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    Anonyme

    Membre
    20 avril 2020 à 15 h 54 min

    Oh là là parler moi pas des dictées 😭

    J’étais nul à l’école jusqu’à présent de toute manière, ( syntaxe, grammaire..), par contre les autodictée, j’étais dans la moyenne.

    C’est pas pour autant que je n’aime pas écrire.

    Je suis + à l’aise à l’oral.

    Puis j’ai été suivi par une orthophoniste, à l’âge de 8 ans, difficulté d’écriture prononciation, orthographe.

    J’ai effectué des tests ( bilan), dépister le ou les troubles.

    Dyslexie, après il y a plusieurs forme de dyslexie et de cause ( je ne rentre pas dans les détails).

    Par contre quand je rédiger un compte-rendu en histoire ou autre : j’avais des bonnes notes car les professeurs faisait abstraction des fautes d’orthographe, c’était plus le contenu qui les intéressés.

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    Anonyme

    Membre
    20 avril 2020 à 17 h 38 min

    MOI, j’adore l’écriture, j’ai BEAUCOUP de talent… Sans me vanter hein, en toute modestie je trouve je vaux pas moins que certains guignols…..

    Dans mes chiottes j’ai le livre de Laurent Baffie, il est TOP. Et quand je m’essuie j’imagine des blagues que j’invente MOI-MÊME ! Mon cerveau gauche est au MAX.

    Pis je les écris sur le post-it des courses pour pas les oublier….. Car Jean-Mickey glouglou et après il oublie….. LOL je t’en mets une (pas dans ta gueule hein lol)

    J’ai du mal à me relire…..

    Alors c’est une pute BELGE qui rentre du boulot et y a son fils qui lui dit ‘maman maman y a plus de bananes faut en racheter d’autres ouin ouin’ Et elle lui répond ‘oh me casse pas les couilles, je m’en suis pris assez dans le CUL comme ça pour aujourd’hui…….’

    LOL

    J’en ai d’autres après si tu veux, là je dois aller à la supérette, j’ai plus de munitions pour ce soir lol

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    fredoz

    Membre
    20 avril 2020 à 17 h 40 min

    A l’école, mon plus gros problème à l’écrit, c’était finir…

    Je délayais tellement, absorbés par les fils arborescents, que dans les dissertations, j’arrivais jamais à la conclusion, et je me tapais des caisses….

    Le commentaire le plus lu en haut de mes copies était “vous vous perdez dans les détails, synthétisez votre pensée”…Mais quand on connait pas ses zébrures, faire l’effort de dire moins est impossible.

    Et à l’oral comme à l’écrit, c’était pareil, trop de mots, car tous sont importants et indispensables, ainsi pourquoi existeraient ils dans ma tête alors ! J’ai fini par avoir des périodes de logorrhée en intermittence de bégaiement. Finalement le seul moyen de communication efficace a été la musique et le chant.

    Maintenant, les mots, à l’écrit comme à l’oral, sont ma force.

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    Anonyme

    Membre
    20 avril 2020 à 17 h 42 min

    C’est intéressant, l’idée de “jogging d’écriture” @Momosse!
    Perso, l’apprentissage de la lecture a été assez précoce et tres intuitif, c’est plus la “problématique” inverse. ^^
    Je m’amusais à dé”chiffrer” rapidement les enseignes des commerces, mais sans “savoir” au préalable que A=A. Ça donnait un sacré foutoir quand, en classe, on nous fourrait les feuilles d’Abcd, je me cassais la tête à savoir ce que chaque lettre prise séparément signifiait “intrinsèquement” et précisément, puisque j’avais “commencé” par le global.

    Je pense que c’est, en partie, ce qui a cultivé cet amour inconditionnel de la langue française( jusqu’au jour où “les grenouilles” s’écriront avec “ent”, pour que la “nouvelle génération” et pas que saisisse la pluralité.^^)

    Le tout ( sinon c’est pas drôle ^^)étant dyslexique avec inversion graphème-phonème fréquente et farouchement dyspraxique. Tout en adorant écrire, le geste scripteur m’est super pénible, ajouté aux soucis spatiaux qui font qu’ au lieu de réapprendre à utiliser un stylo, je vais bouger le support papier dans tous les sens, en bougeant avec, y a aggravation mutuelle des bugs..

    Du côté de la lecture, même si c’est imbriqué, j’ai détesté l’école pour ça (entre autres)^^. Au lieu d’apprendre à nous former une pensée par les mots, on en fait une finalité. Et quand on jouait avec les mots on se faisait taper dessus…
    Avaler bêtement l’Hirondelle et les petits oiseaux, avec Thomas fils du médecin qui fait des dons à l’école, qui sait pas en placer une devant l’autre mais fait le beauf en arguant La Fontaine.
    Le côté conformiste et hypocrite m’avait dégoûtée.^^

    @bagayaga

    Mais… fallait leur sortir hein “diantre, vous avez decabanné sévère ,allez braire ailleurs!” Ils l’auraient moins ramené, en plus s’il y a la massue et le couteau.^^ comme @zelos, sur ce point ça pique ma curiosité !
    Quand tu vois l’image du coup il n y a plus de problème pour y associer le mot ? A moins que ce soit “qu” unilatéral ^^
    Après que tu en aies parlé dans le post aphantasie il y a quelques temps, j’avais fait la connaissance d’une personne (d’un tout autre âge que le tien , ça doit jouer aussi), mais qui avait subi une angioplastie et avait progressivement perdu cette capacité à se représenter une image quand on epelait le mot.

    Je trouve ça “incroyable”, ( au sens inhabituel du point de vue des non aohantasistes ) , ça doit créer des compensations par dautres moyens d’expression et peut etre beaucoup plus subtils.

    Les mots en soi sont un vrai rempart quand on aime avoir un certain contrôle sur tout.^^

    @Zelos
    Ça m’a fait penser à un article intéressant sur le site Cortex,( le “lien”entre douance et dys), faudrait que je le retrouve.^^ Ils expliquaient avec certains résultats d’IRM dans plusieurs situations, faisaient plein de comparaisons différentes entre “HP” eux-mêmes, ceux souffrant de dys ou non. (Mais bon, c’est vrai qu’on peut difficilement certifier, surtout à l’âge des sujets qu’ils utilisaient, si oui/non on est atteint de ces troubles ou non..) <!–/data/user/0/com.samsung.android.app.notes/files/clipdata/clipdata_200420_173826_072.sdoc–>

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    Anonyme

    Membre
    20 avril 2020 à 17 h 48 min

    @FredoZ

    Haha ^^le trip trop lent parce que “trop rapide vous comprenez pas ce qu’il se passe dans ma tête quand je vois le mot “blanc”, qui me fait penser aux fréquences à longueur d’ondes équivalentes, oui mais l’équivalence n’est en rien l’équité, d’ailleurs le triangle n’existe pas en lui-même mais une image qu’on s’en fait.”

    Le tout en réponse à la question : comment se déroula la période de Gorbatchev au pouvoir?

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    byaku

    Membre
    20 avril 2020 à 19 h 55 min

    Ah merde … on a perdu seayou je crois ! Je trouve que ton humour devient super ciblé et de part le fait, beaucoup moins drôle. Je cale pas trop le sens de ces moult changement de pseudos ( et de personnalités )… A quoi ca rime de partir puis revenir tout le temps comme ca ? Ca échappe totalement à ma logique pour l’instant.

    Tu écris volontiers un peu partout ( ou laisses sous entendre ) que tu picoles en ce moment … Donc pas de tabou j’imagine … Ça a un lien avec ce cirque que tu nous proposes ? Ça + le confinement + le fait que tu trouves surement l’endroit pauvre intellectuellement te transforme en une espèce d’ersatz d’ado décérébré ?

    Bref j’appréciais bien plus l’ancien personnage … je ne suis pas trop fan du guignole actuel.

    Pour le sujet, c’est marrant de voir que certains comme momosse pour prendre un exemple, et vu que c’est son sujet autant l’honorer un peu ( j’suis sympas avec l’ego des gens des fois Neutral Face ) , sont partis de difficultés avec l’écriture, pour finir par en faire une force et un passe temps et la manier plutôt habillement voir presque élégamment par moment Rofl

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    gramza

    Membre
    20 avril 2020 à 20 h 45 min

    Il y a, me semble-t-il, dans l’écriture un enjeu existentiel. Plus précisément, j’y vois le moyen de fonder mon existence, de la sceller. Vision assez paradoxale me rétorquerez-vous puisque l’écriture, mienne prosaïque, convoque inexorablement une fiction. L’écriture défie le réel, l’interroge par son caractère fictif. Si l’on suit la distinction barthésienne, je suis vraiment écrivain plutôt qu’écrivant. Je crois que nos sociétés sont fondamentalement nourries par la croyance, le mythe et par voie de conséquence la fiction. Quelle soit volontaire ( Oui je m’imagine danser avec telle personne pour qui j’ai des sentiments) ou bien involontaire car s’encastrant dans un récit collectif ( Je suis militaire donc je dois être prêt à mourir pour ma patrie) la fiction berce, pour ne pas dire conditionne nos vies. En écrivant, je choisis la fiction dans laquelle je me plonge, je choisis le passé simple dans lequel je veux me fourvoyer. Dès lors la fiction est un acte de liberté ( je pose un acte de liberté dans la mesure où l’intrigue ne dépend que de ma volonté) qui premièrement défie le réel, il en propose une nouvelle version si ce n’est une nouvelle interprétation, mais permet également un moment réflexif car il l’interroge. C’est finalement le cheminement de la dialectique platonicienne, on s’élève par l’écriture dans le monde des idées et on redescend dans le réel, cette fois-ci renseigné, sachant un peu plus ce qu’il faut faire.

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    zelos

    Membre
    20 avril 2020 à 21 h 27 min

    @Gramza

    Marrant ce que tu dis, j’ai oublié d’ajouter que justement, je n’aime pas écrire au sens créatif et imaginaire, bref tout ce qui est fiction partant de rien.

    C’est plutôt (pour moi) afin d’expliquer le plus clairement possible mes idées, décrire une situation, un fait, argumenter. J’adore l’analyse et les dissertations par exemple, mais j’ai horreur des rédactions de collège sur un sujet fictif.^^

    Je ne supporte pas l’incertitude et tout ce qui est sujet à interprétation, j’aime bien quand une œuvre (cinématographie, littéraire, peu importe) est la plus précise possible afin de transmettre le sens voulu de l’auteur (qui n’est pas spécifiquement ses valeurs à lui, mais en tout cas celles de son personnage, même si les deux peuvent s’aligner ou si parfois il y a une morale/critique prônant certaines valeurs personnelles en soulignant celles aux antipodes d’un personnage par exemple).

    Bref, comprendre au mieux l’œuvre en tant que telle ainsi que le point de vue/message de l’auteur, s’il y en a. J’entends par là que certains trucs ne sont pas là pour se prendre le chou avec une grosse pensée philosophique/intellectuelle et juste un petit divertissement sans grande prétention.

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    momosse

    Membre
    20 avril 2020 à 21 h 34 min

    @bagayaga

    Je ne suis pas sûr de comprendre ta question “tu vois des trucs dans ta tête ?”… Si par là tu me demandes si j’arrive à imaginer-visualiser, la réponse est oui. J’ai même une prédisposition à me représenter quelque chose mentalement et mon CAP m’ayant amené à me confronter aux développements de “surfaces composées” (chaudronnerie) en dessin industriel (seul domaine où je “défonçais tout” avec des (17, 18 et 19 pour avoir en plus compris la trigonométrie), je parvenais assez aisément à me représenter celles-ci dans la tête en “3D” et à “les voir” se “déstructurer” à l’envie et au besoin.

    Entre parenthèse, ça m’inspire d’ajouter que ça m’est très utile lorsque je me masturbe ^^… D’être capable de se rappeler d’une femme et de pouvoir en faire ce que je veux ou de m’en inventer une dans un contexte imaginé et choisi est une facilité en cette pratique solitaire ! ^^

    Pour les concepts, oui aussi. Je suis beaucoup dans la réflexion et je pense constamment en analysant des options ou des conceptions aussi bien que sur des sujets très pragmatiques-pratiques… Importants ou non à mon sens.

    Et pour “le niveau d’oral”… Je dirais que j’ai moins de facilité mais je pense que c’est lié à mon souci dys’ et à mon manque de pratique initial ça (conséquence de mon asociabilité et au déficit d’interaction induit en ce domaine). Je me suis bien amélioré depuis l’enfance et depuis que je rencontre des femmes notamment. Je sais qu’on peut apprécier de m’écouter même si je suis (comme à l’écrit) très à partir en monologue et que je dois fournir un effort pour concentrer mon attention lorsque c’est l’autre qui s’exprime… ^^

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    momosse

    Membre
    20 avril 2020 à 22 h 00 min

    @max

    J’écrivais également beaucoup à ma mère (une “matriarche”) pendant ma période militaire à Fréjus puis en Nlle-Calédonie (entre ’82 et 86)… C’était effectivement aussi un moyen efficace de pratiquer ce mode d’expression plaisant pour moi et, comme dans ton cas, la distance inhérente à cette démarche nivelait l’inclination conflictuelle que prenait très vite notre relation en face à face (opposition entre dominants).

    Il est à noter que comme elle maîtrisait peu le français, c’était en italien qu’elle m’adressait ses lignes.

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    gramza

    Membre
    20 avril 2020 à 22 h 05 min

    @Zelos

    C’est curieux cette position, pourquoi renoncer à la fiction ? A la limite, c’est ton choix et d’accord, mais si tu le veux bien, permet-moi de discuter tes arguments.

    Je ne répondrai que pour l’oeuvre littéraire puisque c’est ce que je maîtrise le mieux, et j’ai une culture cinématographique pitoyable. Imagine l’ennuie d’une oeuvre parfaitement réglée, dont l’auteur acte précisément, le plus possible la visite du lecteur. C’est d’une pauvreté inouïe, il n’y a aucune liberté du lecteur, aucune possibilité de se plonger dans l’histoire. La posture que tu préconise impose une distance qui me semble du moins mortelle sinon stérile.
    Je passe sur le postulat selon lequel l’auteur souhaite transmettre un message précis. Mais admettons que tu observes cette posture intellectuelle, et même pour aller dans ton sens, dans un essai qui veut exclusivement critiquer des valeurs ou plus largement un paradigme. Tu interpréteras forcément puisque l’idée que l’auteur va convoquer chez toi pourra apparaître selon ton propre vécu, tes propres expériences.

    A plus forte raison, il me semble que ton projet est une utopie puisque la structure elle-même du langage impose une interprétation. Les mots ont certes un sens général qui est façonné par l’usage mais fondamentalement, tel ou tel mot ne renvoie pas à la même réalité.

    Tu pourrais me répondre que la différence est minime, voire négligeable, mais il suffit de regarder la postérité de certains auteurs, où leurs simples écrits, exactement les mêmes pour tous, ont fait couler une quantité d’encre monumentale, alors que précisément, ces commentateurs possèdent une connaissance de la langue bien fine que toi ou moi pouvons avoir.

    Je te concède volontiers que la fiction peut être trompeuse, et c’est peut-être sa première caaractéristique, mais il me semble que ton projet soit sinon utopique du moins ambitieux, il y a toujours une part d’interprétation dans tous les actes humains 🙂


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