Le cas Jessica



  • Le cas Jessica

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    Anonyme

    Membre
    15 janvier 2020 à 12 h 46 min

    Bonjour à tous,

    Aujourd’hui, je veux partager avec vous une anecdote, tant elle est criante à mes yeux (d’une partie) de la souffrance affective générale et diffuse dans notre petite société.

    Je la vois dans les yeux d’ami(e)s, dans les yeux d’une de mes soeurs et également sur ce site. Elle fait écho à plusieurs “discussions” que j’ai pu lire ici: “les femmes intelligentes font elles peur aux hommes”, “ condamné(e) à être célibataire”, “gérer la solitude”…..discussions où j’étais (très) peu d’accord avec certains arguments avancés, tant ils me semblaient n’être qu’un réconfort, une pauvre petite pommade que l’on se passerait soi-même sur nos blessures, nous pauvres “victimes” du “système/des autres” que nous sommes…..tel un bonbon que l’on donnerait à un gamin qui, en réalité, crève de faim.

    Sauf que….aux grands maux les grands moyens !

    Merci d’avance à ceux d’entre vous qui liront ce texte et se lanceront dans le débat en commentaires.

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    Anonyme

    Membre
    15 janvier 2020 à 13 h 08 min

    (courte) Contextualisation:

    Un soir, dans un hostel sur une île du sud-est de la Thaïlande, j’ai rencontré Jessica. Jessica a 36 ans et est allemande. Elle est arrivée au bar de l’hôtel avec tout un groupe (30 personnes), dans le cadre de vacances. Elle se révèle très rapidement être une “méga extravertie”  Très vite elle m’offre un verre.  Avec moi il y a aussi Julie, bonne copine faite sur la route quelques jours auparavant.


    Jessica va, ce soir là, sans qu’elle le sache, cristalliser à elle seule, un problème qui est omniprésent, comme flottant tout autour de nous – et auquel mes yeux jusque là aveugles, ont dès lors été capables d’entre-apercevoir la dure réalité : pourquoi la majorité des gens se sentent profondément seuls et pourquoi ils le resteront ( à moins de se secouer violemment).

    Qu’a-t-elle fait ? Qu’a-t-elle dit?

    C’est très simple : ce soir là… Jessica s’est effondrée.

    Sous le coup du désespoir, imbibée (tel un baba) au rhum et disposant de 4 oreilles – relativement – bienveillantes et propres en face d’elle : elle s’est lâchée, fût prise d’une logorrhée verbale, sur “toute sa souffrance et difficulté de vivre”.

    Jessica a 36 ans et …..merde, elle est TOUJOURS célibataire…..!

    Elle ne comprends pas POURQUOI elle n’arrive pas à trouver un homme, à “être aimée”, et ça la bouffe de l’intérieur.

    Elle qui “pourtant” est “pleine de vie, super sympa, parle avec tout le monde….”, qui “se donne tellement de mal”, qui “veut aimer” , merde quoi, pourquoi les gens, les hommes ne se rendent-ils pas compte de cela, ne la regardent-ils pas ?

    POURQUOI NE VEULENT ILS PAS D’ELLE ?!

    Jessica, est en pleurs, c’est une mini (vu sa taille…) fontaine.

    Jessica est une “victime”.

    Jessica suinte la souffrance, la détresse par tous les pores de sa peau et….c’est difficile à regarder sans la prendre dans nos bras.

    De plus, nous nous rendons compte que…Jessica est totalement exclue de son groupe. C’est la “paria”, la “vieille chelou”, qui “parle trop fort”, qui “en fait trop”, et tandis qu’elle nous parle, les autres de son groupe – qui ne sont pas si loin que cela de nous (et qui doivent tout entendre vu ses décibels)- se foutent de sa gueule royalement (notamment… les femmes).

    Analyse : Pourquoi Jessica, a 36 ans, est-elle seule, en souffrance et traitée comme une paria, comme une grosse merde ?

      1) Jessica est en souffrance et seule parce qu’elle est….égocentrique.

    Oui, cette fille est égocentrique et le pire, le pire……c’est qu’elle est convaincue de sa bonne foi et de sa générosité. Elle est réellement une belle personne, elle VEUT foncièrement faire le bien, être généreuse et bienveillante mais de fait, elle EST aussi  un peu égocentrique et coincée dans un schéma de pensée dévastateur.

    Le grand malheur de Jessica est qu’elle n’a aucun critère dans sa vie pour choisir ses relations si ce n’est un seul ( qui est en réalité et paradoxalement le plus exigeant que l’on puisse avoir envers autrui) :“il faut qu’il m’aime”. Nous pourrions résumer son état d’esprit en “ Aime-moi et je t’aimerai”.

    MOI, MOI-MÊME et JE. “ A.I.M.E.S M.O.I S.’.I.L T.E P.L.A.I.T “

    Elle veut “juste” quelqu’un qui l’aime, telle qu’elle est, toute entière. Elle a l’impression, que, demander cela, ce n’est pas demander beaucoup puisque elle, elle a l’impression d’être capable d’aimer et de prendre les gens tels qu’ils sont.


      ==> Pourquoi les personnes qui pensent ainsi sont foutues à moins de changer drastiquement leur façon de penser ?

    a)  Parce qu’elles déposent l’issue de leur bonheur et de leur épanouissement personnel dans les mains d’un(e) autre.

    En recherchant cet amour inconditionnel dans le regard d’autrui, ces personnes se condamnent à la frustration car elles renoncent à leur liberté, à leur force, leur pouvoir intérieur. Pourquoi cela est triplement con:

                 * la personne va partir (tôt ou tard)

                 * la personne va mourir (tôt ou tard)

                 * la personne va lui faire (volontairement ou involontairement) du mal.

    Elle dépose sur l’hôtel sa liberté et devient donc esclave d’un autre être qui est, comme elle, un être ”fini”, “conditionné” et “imparfait”.

    b) Parce que les personnes qui se disent “prêtent à aimer les autres, tels qu’ils sont, sans jugement” se mentent ! Peu de gens arrivent à faire cela, à développer cette force. 


    Cela me rend dingue d’entendre ma soeur me dire qu’elle ne comprends pas “pourquoi elle est célibataire” alors que dans le fond, si elle le voulait, véritablement, elle serait en couple.

    Il n’y a rien de difficile ni d’exigent à “être en couple” ! C’est la chose la plus facile au monde, d’autant plus lorsque l’on est une femme !

    Ce qui est difficile en revanche, c’est d’être dans un bon couple, d’avoir le choix du partenaire et de construire quelque chose de beau, durable et de sain.

    Beaucoup de personnes restent célibataires…par choix (non assumé), par exigence envers elles-mêmes ET leurs futurs conjoints. Cela n’a rien de mal en soi d’avoir des critères, tant qu’ils ne sont pas fous (craving to get – craving to be) et que l’on est capable de se les appliquer à soi-même avant de les imposer à un tiers. C’est simplement chercher à éviter la médiocrité et, au fond, accepter une relative forme de sélection naturelle intégrée dans nos gènes.

    Mais donc, chère soeur , accepte qu’au fond de toi, tu trouves la majorité des gens médiocres, du moins paumés, que tu les juges, que tu t’estimes au-dessus et/ou du moins différente (même si tu refoules ce type de pensée “impure” par culpabilité et peur d’être narcissique, mauvaise..et parce que au fond de toi tu reconnais toute la diversité humaine et ses multiples formes d’expression et de beauté tout en te reconnaissant imparfaite ), que les inégalités existent belles et bien. Que tu estimes que leur façon de vivre en couple ou  de “vivre” tout court est “nulle à chier” et qu’être seule, en réalité est bien moins pire pour ta psychée que de te résoudre à accepter “moins” .

    Au fond de toi, tu te mens ! Tu ne veux pas être “comme tout le monde”, “comme les autres”, même si tu le cries à tord et à travers à qui veut l’entendre et que tu essaies bien souvent de t’en convaincre toi même ! Car si c’était le cas cela ferait longtemps que tu aurais rendu les armes, abandonné et les aurais copiés…ces autres.  Tu ne te serais pas donné tant de mal pour tant de choses ! Tu as envie de te sentir unique et exceptionnelle et de laisser vivre cet espoir dans ton coeur. Arrête donc de te conforter dans le rôle de la victime. C’est confortable, certes, mais ce n’est pas pour les battants, seulement pour les hypocrites….et les perdants (de la vie).

    ******Revenons-en à notre petite blonde : Jessica *******

    c) Parce que cette femme est un bulldozer, elle demande trop et trop vite :

    Parce que Jessica se trouve laide, à un physique difficile, elle a sur -développé sa personnalité extravertie dans le but de dépasser ses complexes.  Malheureusement cela lui porte préjudice.
    Sa gestuelle excessive, sa façon de s’exprimer peuvent être perçues comme des formes d’agressivité, par ses interlocuteurs.  Concrètement, dans son cas, cela revenait à cela : se pointer devant un gars, un individu lambda et inconnu, les mains sur les hanches et lui balancer: “ Maintenant, aimes moi ! Vas-y, cap ou pas cap de m’aimer comme je suis ? T’as les couilles pour ça ou pas ? T’es assez intelligent et généreux pour ca ou pas ?! Hein ?! Hein ?!“

    Comment veut-elle que le pauvre homme/femme en face d’elle ne fuit pas en courant ?

    Se rend-elle compte du poids qu’elle est en train de lui mettre sur les épaules ?

    Effet immédiat: à moins de tomber sur des personnes relativement ouvertes d’esprit, tolérantes, bienveillantes – j’ai bien écris “relativement !” – car conscientes de leurs propres défauts……Jessica fait fuir tout le monde. Elle passe pour une pestiférée.

    D’o`u ces  “pétasses” attablées deux tables plus loin, qui se moquaient d’elles, car incapables de faire face à leurs propres démons et voyant dans la moquerie une stratégie de survie pour nier leur propre vie de merde.

    Autre indice de la personnalité égocentrique : cela n’a pas gêné Jessica trente secondes d’accaparer deux parfaites inconnues, toute une soirée, pour ne parler QUE d’elle. 

    Alors oui, nous l’avons écoutée sincèrement et de bon coeur, nous l’avons même encouragée à se livrer, elle en avait besoin petite Jessica et cette soirée était humainement et émotionnellement très forte.  D’ailleurs je reconnais à 200% le côté flatteur pour mon égo d’avoir été choisie ce soir là pour confidente…..

    Si je parle d’elle maintenant, c’est qu’elle m’a profondément touchée par sa capacité à se livrer, sa sincérité et donc quelque part…sa force car “acceptation de sa vulnérabilité”. C’est aussi que je me suis reconnue en elle dans certains aspects, traits de caractère, angoisses et donc oui….qu’il y a un écho. Mais mine de rien….elle était tellement enfermée dans sa souffrance qu’à aucun moment elle n’a été capable de prendre de la hauteur, s’interroger sur les besoins de ses interlocutrices…

    C’est cela le pire…..la souffrance que l’on ressent nous empêche de voir, sentir, comprendre et nous interroger sur celle des autres.

    C’est seulement lorsque l’on arrête de se faire souffrir, que l’on ouvre les yeux, que l’on se rend compte que “notre” problème n’avait rien de personnel, rien d’insurmontable et que cette souffrance de vivre…elle se manifeste partout et en chacun. Tous enfermés, tous esclaves.

    Suite dans un prochain poste. 

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    clems

    Membre
    15 janvier 2020 à 15 h 05 min

    Bonjour,

    Je trouve que ton texte est pas mal juste (de mon petit point de vue)… De surcroît il donne envie de connaitre ce petit boucan bavaroisStar StruckStar StruckStar Struck.

    Vivement la suite!

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    Anonyme

    Membre
    15 janvier 2020 à 16 h 59 min

    Bonjour @gaiain,

    donc la souffrance, ou dépendance affective, pour sûr, même si je m’en détache peu à peu elle fait partie de moi, et ce d’aussi loin que je me rappelle ; lorsque je me retourne, je peux voir beaucoup de noir, une profonde solitude presque invalidante.

    Ceci s’explique par de nombreux aspects de ma vie, mais j’expose ici un des éléments, mais pas le plus probant : Très jeune, durant tout le primaire pour être exact, j’étais amoureux d’une de mes camarades -Stéphanie, je pense qu’elle ne m’en voudra pas- une amourette dont je me rappelle encore -peut-être pas si anodine- bref avec laquelle je me disputais la première place à l’école. Mais c’était un amour secret, tût, car elle était amoureuse de mon meilleur ami (le célèbre cas triangulaire) -je n’ai jamais réellement connu la réciprocité de toute façon, là est mon drame, peut-être aussi parce que je n’y étais pas non plus disposé- qui lui me volait la vedette en presque tout, hormis à l’école. Mais arrivé au collège, j’ai rompu d’avec ma studiosité qui ne plaisait et ne m’apportait donc guère, pour jouer le trublion et gagner en popularité, ce qui fût une réussite mais m’inscrivant peu à peu dans la dépendance à l’autre, au regard de l’autre. Cette situation était momentanément satisfaisante du fait de cette popularité trouvée, mais cette sensation de bien-être était superficielle et peu pérenne, ce sentiment de solitude, tristesse et maintenant d’imposture n’ayant jamais vraiment disparu, m’amenant à décompenser sévèrement et dans des conditions plutôt dramatiques/traumatisantes à l’âge critique de la majorité. Par la suite, ma vie a plus ressemblé à une forme de survie, dans une certaine débauche -car oui je pourrai en dire long sur les addictions qui remplissent dans l’immédiateté- tant la souffrance m’accablait, me clouait au sol. Il me fallait porter cette solitude (durant l’enfance notamment) seul, car personne n’était là pour l’entendre, ou bien peut-être cela faisait-il parti également de mon tempérament ; j’ai donc dû tant bien que mal composer avec cet aspect, et ce sans grande réussite -la question serait donc peut-être plus “que dirait l’adulte que je suis à l’enfant que j’étais”-

    Pour dire que cette Jessica, je la comprends parfaitement, j’ai moi-même souvent habité cette personne imbibée que tu décris ; malheureusement, je ne suis que très rarement tombé sur des personnes bienveillantes comme vous avez pu l’être, sortant des bars la “gueule” plus souvent estropiée (et je vous en passe) que soulagé d’avoir pu me livrer (si tel a été son cas), et même plutôt rempli d’une certaine culpabilité, celle qui me colle si souvent à la peau. Et donc, si je suis une victime, et bien oui, de ma propre condition, de cette sévérité que je m’inflige si souvent à moi même, de cet égocentrisme, et ce même si j’ai bien conscience que nous avons tous nos failles, nos manques -ce que je vois/ai vu si souvent autour de moi, à commencer par ce père et cette mère- et qu’il nous faut vivre avec…

    Comme il est difficile de faire confiance, de s’ouvrir au monde, aux autres, tant les carapaces sont solidement et profondément ancrées… et pourtant je pense qu’on a tout et tous à y gagner… même si je pense aussi maintenant que le bonheur se trouve et émane de l’intérieur, et qu’il faut pour cela se libérer/se guérir de ce passé si tourmenté, de sa souffrance personnelle.

    Mais ça passe avec le temps, on y va de son propre rythme -pour conclure sur une bonne note-

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    bagayaga

    Membre
    15 janvier 2020 à 21 h 05 min

    @gaiain

    J’ai une amie comme ça. 

    C’est très dur pour elle. Et je crois qu’elle n’est pas en capacité de faire toutes ces introspections:( Elle a commencé à faire un peu d’EMDR avec des résultats. 

    Ba oui elle a été mal aimée à la base. Comme beaucoup d’entre nous. 

    Avec ce que tu as décris et qui est très juste. Le coeur Danaïde. Tout troué,incapable de se remplir. Condamné à le sucer comme une vampute à même les autres. 

    Je me disais qu’avant mon cœur battait de l’extérieur vers l’intérieur et que maintenant c’est l’inverse^^

    Je me demande dans quelle mesure ce ne serait pas une étape de construction quasi normale. Je le vois assez fréquemment chez les vingtenaires et quelques trentenaire encore. 

    Enfin pour en revenir à mon amie. Je me demande si elle n’a pas une maladie. De l’ordre de la maniaco dépression. Car elle a des phases d’extraversions incommensurables, où elle rayonne comme de l’uranium. Et sa joie est une énorme fête pour tout ceux qui l’entourent. Et puis elle a des gros bas. Très,très, très bas. 

    Peut être est ce aussi le cas de Jessica. Elle hape un homme dans sa joie intense. Et quand il constate qu’elle n’est pas ainsi H24 et qu’en plus elle est tout l’inverse il décampe. 

    C’est une idée que je me suis faite. Mon amie^^ Tout nos potes ne pouvaient pas l’encadrer non plus. J’ai toujours dit que c’était une fleur à floraison tardive. Un investissement à long terme. 

    Quand elle est revenue d’Australie, elle avait vécu très libre dans un mode de vie très bienveillant. Elle était enfin pacifiée. Puis là depuis un an. Un copain. Et de nouveau le 36eme dessous. 

    Bref je me suis égarée la pensée^^ 

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    bagayaga

    Membre
    15 janvier 2020 à 21 h 09 min

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    bagayaga

    Membre
    15 janvier 2020 à 21 h 35 min

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    Anonyme

    Membre
    16 janvier 2020 à 23 h 24 min

    @bagayaga,

    je suis la danse avec cette chanson, qui est triste certes, mais putain qc’est beau 

     https://www.youtube.com/watch?v=LNfkNL9K6G4 

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    bagayaga

    Membre
    17 janvier 2020 à 0 h 19 min

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    Anonyme

    Membre
    17 janvier 2020 à 0 h 58 min

    Tout juste magnifique cette chanson @bagayaga

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    Anonyme

    Membre
    17 janvier 2020 à 8 h 05 min

    Ce sentiment de culpabilité, rien de plus normal, il est inhérent, comme tant d’autres aspects à notre condition, révèle un grand niveau d’empathie, et puis favorise l’intérêt collectif, ce qui est bien, mais également parfois au détriment de l’individu. C’est donc encore une fois une question d’équilibre, de savoir jauger de la limite à ne pas franchir.

    Il est créé de toute pièce par cette société -y est très présent- celle-là même qui créé le moule, qui réprime, qui pointe du doigt plutôt que de révéler. Certains êtres, des plus fous, en sont totalement dépourvus, commettant les actes les plus atroces. Cette culpabilité, du moins en être doté, dans la mesure du raisonnable, elle est quelque-chose de sain.

    Combien de fois ne nous sommes pas dit “si j’avais fait si, si j’avais fait ça, si j’avais dit si, si j’avais dit ça”, mais avec des si hein… Donc autorisons nous, libérons nous, ne soyons pas notre propre bourreau -il n’y a pas de drame partout ni en tout, il est important de discerner- prenez le droit, à défaut prenez le gauche. La volonté d’être aimé -qui est tout à fait légitime- ne doit aucunement entraîner quelconque sacrifice ou soumission, nous sommes, vous êtes, je suis, tu es important, prends conscience …

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    Anonyme

    Membre
    17 janvier 2020 à 8 h 50 min

    Et puis juste, par souci du détail, je préfère aux termes de “dépendance affective” ceux de “sécurité affective” 

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    Anonyme

    Membre
    17 janvier 2020 à 20 h 17 min

    Excusez moi pour mon temps de réponse particulièrement long ^^

    @clems, voici enfin une autre partie  😀

    Je précise…que si je crache de l’acide, j’ambitionne tout de même de proposer des solutions à la fin…et que nous débattions tous desdites solutions  et de l’analyse des causes. 

    @senseed, merci pour ton partage à coeur ouvert que j’ai eu énormément de plaisir à lire. Tu retrouveras dans la suite de ce “cas” beaucoup de similitudes :3 

    @bagayaga, merci aussi, très heureuse de te retrouver ici !  😀 concernant le parallèle avec ton amie et l’identification du trouble maniaco-dépressif ….je ne sais pas pour Jessica :/  Les symptômes rélèvent, selon l’étiquetage et le “professionnel diagnostiquant”  tantôt des lunatiques, tantôt des HP,  tantôt des dépressifs, tantôt des bipolaires.  Ce qui peut totalement déterminer la gestion du “trouble” ou de la “personnalité” .

    Pour ma part  j’y vois une immense influence de l’environnement, un trouble qui disparait lorsqu’un équilibre environnemental et/ou émotionnel  est trouvé?  Lorsque âme et personnalité sont enfin alignées ? Ou bien, si cela n’est pas constant et définitif, il ne s’agit donc point de la même chose ? A creuser… 

    @bagaya et @senseed : vous êtes vraiment parfaits ! Je cherchais un interlude “musical”, je n’en trouvais point et vous avez fait cela à la perfection. Merci pour le partage de qualité ! 

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    Anonyme

    Membre
    17 janvier 2020 à 20 h 29 min

              2) Jessica reste seule et déprimée car elle entretient une vision pessimiste de la vie, qui la conforte dans sa position de victime.

    Je vous invite à compléter (en commentaire) les espaces vides suivants :

    “A quoi bon…….., de toute manière ……….” :

    Ces petites phrases que nous nous sommes tous déjà dites, au moins une fois !

    Exemples : faire ceci, lutter, faire des efforts…. les femmes sont ainsi, les hommes sont comme cela, je suis nul(le), je suis moche, je suis con(ne), c’est impossible, le monde est pourri, quand j’étais petit, on m’a fait cela, je n’ai jamais eu…., tout le monde me dit…, je finirais tout seul, on va tous crever…

    Nous avons tous nos “ à quoi bon”.

    Le “à quoi bon”, est magique puisqu’il se décline à toutes les sauces.

    (Petit pouce en l’air , si je te donne envie via ce texte de te faire un bon plat de pâtes à ton prochain repas)

    Il nous permet de trouver toutes les excuses du monde à notre malheur et de rejeter la faute sur les autres, de nier toute possibilité d’action, toute existence d’une liberté réelle.

    Un des miens (j’en ai toute une brochette ^^) est : A quoi bon bosser dans l’environnement, de toute manière c’est déjà trop tard.

    Avouons-le…qu’il est bon de se plaindre et d’être une victime ! (j’excelle moi même en ce domaine). Une bonne séance à la Caliméro, parfois agrémentée par de quelque drogue (clopes, alcool, bouffe…) et au moins….la misère est sortie…pour un très court instant.

    D’ailleurs cela peut aussi être une (très bonne) stratégie d’intégration ! Puisque tout le monde se plaint, puisque tout le monde dit avoir une “vie de merde”, je dois le faire aussi…autrement je serai rejeté(e) par le groupe. Soyons généreux, faisons tourner le tube de pommade et le fouet de la flagellation.

    Spéciale dédicace à d’anciens collègues, qui sont tous, tôt ou tard, venus me confier d’un air entendu ou contrit – qu’ils étaient sous anti-dépresseurs. Comme si c’était un diplôme, un graal, la “preuve” d’un accomplissement et d’un investissement sacrificiel dans son travail. (Ou était-ce seulement un appel à l’aide ? ) . Ces mêmes individus qui étaient les premiers à se plaindre de tout et à – forcément – critiquer les quelques uns – “ces fous” – qui essayaient, eux, concrètement d’apporter des réponses aux problèmes de l’entreprise et d’améliorer le bien être collectif. Les premiers à critiquer les “intrapreneurs” ou ceux qui avaient le courage de claquer la porte, les premiers à se vanter de leurs tentatives – objectivement très timides – pour “changer le système”. Ba oui, “à quoi bon” essayer encore, “j’ai déjà demandé à ce qu’ils changent les gobelets en plastique contre des gobelets en carton” !

    Au “ A quoi bon”, peut parfois succéder quelques commentaires confirmant des tendances suicidaires du type : “ de toute manière je pourrais mourir demain, ca ne ferait ni chaud ni froid à personne, personne ne s’en rendrait compte”, “Je ne manquerais à personne”. “Je pourrais m’endormir et ne plus jamais ouvrir les yeux, limite cela m’arrangerait”.

    Etre une victime, c’est parfois nécessaire, pour pouvoir vivre avec soi-même.

    Faire la victime, c’est normal. Parce que si nous étions à 100%, 24h/24 exigeants avec nous mêmes et toujours positifs, nous serions des “surhommes” mais certainement pas des humains.

    Cela dit, il y a un équilibre individuel à trouver dans tout cela, un recul à développer …ce qui fait là encore le lien avec l’égocentrisme.

    Pourquoi Jessica voit tout en noir ?

    Bon, je ne connais pas sa vie, mais sans rien affirmer et d’après le constat de différentes observations redondantes, je crois enfoncer une porte ouverte en écrivant que ces personnes ont été très très très profondément déçues par les autres, par des expériences antérieures.

    (En même temps, objectivement, qui ne l’a jamais été, qui n’a jamais ressenti cela au moins une fois dans sa vie? )

    Un sentiment très ancré de désamour global, d’absence de soutien de toute part.

    Une perte rapide de son regard naïf – et donc, positif – “d’enfant”.

    Là encore, le ressenti se passe de toute hiérarchie sociale : le petit bourgeois pouvant ressentir “l’injustice” pesant sur sa vie tout aussi fortement que le petit pauvre.

    S’agirait-il donc, au fond, là encore d’une attitude de “survie”, une tentative de protection psychologique (contre intuitive) ?

    ⇒ je tue tout espoir, je m’interdis d’espérer, car si je me trompe encore, si j’ai encore à faire face à cette déception….je ne pourrai pas m’en remettre. “Je ne pourrai pas me relever”. Calcul rationnel coût/avantage.

    C’est là, qu’il peut être intéressant de se pencher sur le fonctionnement du cerveau puisque une de ses fonctions principales est de nous conforter dans notre vision du monde. Celui-ci analysera et trouvera toutes les preuves nécessaires pour confirmer une pensée : négative comme positive, rejet comme soutien, loi de murphy ou chance de cocu(e).

    Certains affirment également qu’il est plus facile d’être négatif que positif ? (Explication psychologique)

    Personnellement, je privilégie l’explication sociologique du conditionnement social : Cf. Etudes sur le “sentiment de bonheur”, sur les différents types de mentalité, par pays, aire géographique, cultures (dont rôle de la philosophie et de la religion), époques…..

    Notre endoctrinement subi ET choisi en tant “qu’agents” (et non pas seulement en tant qu’acteurs) + impact direct du 1er cercle de pairs.

    Sauf que…être négatif….ce n’est pas sexy.

    Étonnant constat, oui je sais. Je mérite une médaille pour avoir osé l’écrire. Einstein n’aurait pas dit mieux. N’hésitez pas non plus à souligner à quel point je suis clairvoyante et perspicace !

    Mais dans les faits….les personnes qui se plaignent, souffrent constamment de leur célibat, du moins celles que je connais, refusent de reconnaître que leur vision de la vie est “noire”, ultra pessimiste….et ne peuvent pas l’entendre quand on essaie de le leur faire comprendre.

    Fossé entre théorique et pratique. Distinction entre entendre et écouter. Puis éternel débat de la poule et de l’oeuf.

    Dans ces moments là, nous attendons justement de l’Autre, qu’il nous donne le coup de fouet, le coup d’énergie, nous donne la possibilité de voir la vie en rose et d’avancer.

    Autrement nous essayons de nous reposer sur nos amis, sur notre famille, tant que nous le pouvons et tant qu’ils le tolèrent. Tous liés, nous nous pompons ou donnons de l’énergie, les uns les autres. Sauf que là encore…forcément..résultat des plus mitigés pour ne pas dire nul….

    Cas perso :

    J’ai fait une méga déprime en 2017. Est-ce étonnant que de cette année là, je n’ai gardé aucun contact, aucun ami ? NON, ils ont juste mis en place leur stratégie de survie.

    J’étais un méga boulet, qui pleurait tout le temps, j’étais en plein questionnement existentiel, en pleine désillusion du réel, j’estimais être une merde, je guettais le rejet et donc l’ai créé, comme une grande, par moi même. Avec du recul…je pense que c’était souvent difficile de me côtoyer….je devais diffuser autour de moi d’horribles relents pestilentiels de désespoir en mode “détraqueur”.

    N’étant pas “méchante”, ne cherchant pas à ce que les autres se sentent tout aussi mal que moi à ce moment là…j’avais quand même des camarades, quelques épaules compatissantes….mais une fois la contrainte “institutionnelle” de la coexistence levée…tous les liens se sont brisés. C’est normal. Ils ont bien fait. Du moins, ils ont fait ce que leur “instinct” leur à dit de faire: sauve qui peut !

    Et donc enfin, énième porte ouverte que j’enfonce encore…..Notre croyance en notre “résilience” est évidemment liée à notre amour propre……

    3) Jessica est traitée comme une grosse merde parce que elle même estime qu’elle en est une.

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    clems

    Membre
    18 janvier 2020 à 10 h 55 min

    Le premier Thumbsup Tone5 pour le texte c’est un plaisir à lire!


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