Forum Adulte SurdouĂ© 🩓 ZĂšbre 🩓 Haut Potentiel (HP, HPI, HPE)

1er réseau social / forum pour ZÚbre / Surdoué / HP (Haut Potentiel)

10.000 adultes surdoués participent déjà au forum zÚbre !
Haut Potentiel Émotionnel HPE / Haut Potentiel Intellectuel HPI / THQI / Zùbre / Atypique / Neuroatypique / Hypersensible...

đŸ”” JE M'INSCRIS SUR LE FORUM POUR ADULTE SURDOUÉ đŸ””

  • Donner et prendre.

     Jez76 mis Ă  jour Il y a 1 semaine, 4 jours 9 Membres · 70 Articles
  • Quatre

    Membre
    20 octobre 2021 Ă  7 h 30 min

    Salut.
    Voici ma rĂ©flexion quant Ă  l’Ă©galitĂ© des sexes devant la loi.

    Je ne tiens pas à créer la polémique..
    Dans la vie, j’ai deux amours, la justice, et la justesse.
    Et je les aime bien au delĂ  de la valeur qu’on leur reconnait dans la politique humaine.

    La premiĂšre chose que je veux faire, c’est dissiper cet amalgame :
    Le patriarcat n’est pas la misogynie systĂ©mique.
    Je condamne fermement la misogynie.
    Je soutiens la pertinence d’une hiĂ©rarchie patriarcale.

    Maintenant, avant de contextualiser, j’aimerais illustrer mon propos.

    Il y a, selon moi, deux grandes tendances comportementales.
    Ces tendances se retrouvent dans de nombreuses dualités,
    Notamment, c’est selon moi ce qui dresse la dichotomie entre la politique animale et la politique humaine.
    ( la tendance n’est pas la nuance. Ici, je ne fais pas de l’art, je n’ai que la linĂ©aritĂ© des mots, aussi suis-je incapable de peindre la nuance. Ici, j’Ă©cris la tendance.)

    J’ai nommĂ© : PossĂ©der, et consommer.
    C’est ce qui caractĂ©rise le comportement fĂ©minin et le comportement masculin dans le processus d’attraction.

    Vulgairement,
    Masculin consomme le dĂ©sir, il veut le rĂ©duire dans l’imminence, dans l’espace.
    Féminin possÚde le désir, elle veut le différer dans le durable, dans le temps.

    Et si ce thĂ©orĂšme est trop froid pour ĂȘtre vrai, c’est que j’ai omit d’Ă©crire l’amour.
    Encore une fois, les lois de ce monde ne sont pas synthĂ©tiques, et je ne parle que de la tendance, gĂ©nĂ©rale, pas de la nuance propre Ă  l’individu.

    Si l’on l’admet en thĂ©orie, il est plus difficile que de le mettre en pratique.

    Effectivement, l’addition, l’aversion masculine est facilement identifiable, et la blessure de ses abus est directe.
    Cela dit, la soustraction, l’inversion fĂ©minine, est, elle, trĂšs subtile.
    Et si la blessure de ses abus est redoutable, elle est invisible.

    Nous avons donc hĂ©ritĂ© d’une loi qui sanctionne les abus masculins, les viols.
    Et la consommation du désir par la force est condamnée.
    Mais d’aucune loi pour sanctionner les abus fĂ©minins.
    Et la posséssion du désir par la faiblesse est impunie.
    ( et mĂȘme avec mon nĂ©ant de vie sociale, j’ai constatĂ© beaucoup d’abus de possession qui Ă©taient plus corruption que sĂ©duction )

    Ce que je vais te dire va te bouleverser, accroche toi bien.
    Une politique synthétique est, par défaut, par définition,
    Une politique matriarcale.
    Pour la simple et bonne raison qu’il est impossible de condamner par la justesse ce qui n’a pas de visage.
    Pour beaucoup d’autres raisons, aussi.
    Que je me ferrais un plaisir d’Ă©crire Ă  qui me les demandera.
    Mais vu le potentiel des hauts potentiels, nous allons d’abord nous contenter de cela.

    Il apparait donc que la loi est un outil de plus pour l’exercice du pouvoir sexuel fĂ©minin, et un outil de moins pour l’exercice du pouvoir sexuel masculin.
    En effet, quand on dit ” tu ne violeras pas”
    L’on pose des devoirs au masculin, et l’on lui retire des droits.
    En effet, quand on dit ” tu ne seras pas violĂ©e”
    L’on offre des droits au fĂ©minin.
    Et la loi va dans ce sens :
    Limiter la consommation du désir /Encourager la posséssion du désir.

    Nous obtenons donc un rĂ©gime oĂč les femmes possĂšdent le dĂ©sir Ă  leur guise.
    Et oĂč les hommes retiennent le leur.
    Et si c’est lĂ©gal, c’est absolument inĂ©gal.

    Le patriarcat intervient Ă  ce moment.
    Pour dire ” l’on retire le pouvoir sexuel au masculin, inhĂ©rent Ă  sa condition frontale, fort bien, mais on lui rend le pouvoir dĂ©cisionnel”

    Pour une raison trĂšs simple, qui va te sembler d’amalgame, mais que je ne dĂ©velopperais seulement dans un futur topic dĂ©diĂ©.
    Cette raison, c’est celle ci.

    Masculin est d’affirmation, il dit oui, il dit non.
    FĂ©minin est d’interrogation, elle dit pourquoi, elle dit peut-ĂȘtre.
    Et les organes génitaux respectifs feront la meilleure allégorie.

    Je ne dis pas qu’il est impossible de voir naitre une femme masculine.
    Je dis que l’essence de la tendance est ce qu’elle est.
    Et elle n’est pas la nuance.

    De cette façon, le patriarcat m’apparait juste.
    Il est un Ă©quilibre trĂšs maladroit, certes.
    Mais il est ce qui marie le mieux l’Ă©thique synthĂ©tique, et la symĂ©trie d’une politique chaotique.

    Maintenant, amis féministes, luttez contre la mysoginie, je vous en prie.
    Mais vous parlerez d’Ă©galitĂ© seulement quand vous aborderez ce sujet.
    Celui de l’illĂ©galitĂ© dont sont victimes les hommes masculins.
    Soit par l’autoritarisme, en condamnant les abus fĂ©minin, aussi.
    Soit par le laxisme, en reconnaissant et attribuant des libertés au masculin.

    Moi, j’ai peur de deux choses.
    -De nous voir circuler dans des couloirs afin d’Ă©viter les regards non-consentis.
    – De voir nos jeunes hommes frustrĂ©s pendant que nos jeunes femmes Ă  l’age de 14 ans vendent leurs corps en photo par paypal.
    J’ai peur de la dĂ©cadence, et de la rigiditĂ©.
    Et en vĂ©ritĂ©, nous sommes trĂšs proches des deux extrĂȘmes.

    Une derniĂšre chose, ce n’est pas parcequ’on hĂ©rite de l’autoritĂ© qu’on est un con.
    Et si l’histoire moderne manque cruellement de patriarches gĂ©nĂ©reux, c’est peut-ĂȘtre pas parceque les mecs sont des enfoirĂ©s.

    Une derniĂšre chose encore, vous faites ce que vous voulez de ces mots.
    Je m’en tape complĂštement de savoir ce qu’il adviendra de la politique humaine demain.
    Je ne donne pas des outils Ă  la collective interprĂ©tation, je te donne des outils Ă  toi, en tant qu’individu.

    Non, mon discours n’est pas celui d’un conservateur de droite.
    Je ne suis sous aucune influence idéologique.
    Si tu veux, tu peux densifier les amalgames pendant que je les dissipe.
    En attendant, j’aurais fait de mon mieux pour rendre la justesse.

    Prochain Ă©pisode, Donner et prendre 2 l’individu, le groupe, l’institution et la culpabilitĂ©.

  • geapix

    Membre
    20 octobre 2021 Ă  10 h 46 min

    Trop mignon ! Un Incel qui ne veut pas créer de polimique !

    • Quatre

      Membre
      20 octobre 2021 Ă  16 h 29 min

      Pourquoi vouloir m’obliger Ă  porter un drapeau ?

      Tu sais, mes intentions sont purement théoriques.
      Et pendant que tu m’insulte et que tu m’amalgame, je travaille dur pour te sauver de ton inconsĂ©quence et de ta bĂȘtise.

      Et pendant que tu parle la sainte éthique, je parle le synthétique.

      Toi, dont la force des convictions est acquise et immuable, dis moi, pourquoi tu ne me réfute pas ?
      Pourquoi ne pas ĂȘtre constructif ?

      Qu’est-ce qui t’empĂȘche de reconnaitre le discours d’un individu, mais celui d’un mouvement ?

      Justifie donc ta condescendance, je t’en prie.
      Ce n’est pas une guerre de banniĂšre.
      C’est entre toi et moi.

  • kitsunebi

    Membre
    20 octobre 2021 Ă  10 h 49 min

    Donner et prendre…

    J’aime la rĂ©ciprocitĂ©.

    Une hiĂ©rarchie patriarcale ou matriarcale…

    Il y aura des abus des 2 cĂŽtĂ©s, si les gens qui ont le pouvoir ne sont pas capables de voir qu’ils ont des ĂȘtres humains en face d’eux et qu’ils traitent les autres comme des pions sans cerveaux.

    Personnellement, j’en ai marre de ces diffĂ©rences de genre.

    Quand j’Ă©tais en maternelle, je trouvais que les petits garçons Ă©taient violents et tordus. Je prĂ©fĂ©rais clairement les filles, et plus tard j’ai d’abord Ă©tĂ© sexuellement attirĂ©e par les filles, parce que je les trouvais plus douces et plus sensibles.

    En fait, on leur apprenait dĂ©jĂ  Ă  ĂȘtre des “hommes”, Ă  ces petits gars lĂ . Et d’ailleurs, tandis que toi tu avais une pauvre dinette bien pourrie, eux ils avaient droits Ă  des instruments de musique… Et on te faisait tomber de ton petit tracteur pour te le piquer, parce que toi tu n’Ă©tais qu’une fille…

    Il y a des différences au niveau du cerveau et du physique, mais chaque cerveau est tellement différent.

    Je suis pansexuelle et j’ai une libido dĂ©mesurĂ©e, et pourtant je n’ai jamais fait d’attouchements, agressĂ© sexuellement quelqu’un(e) ou violĂ© un homme ou une femme. Ce n’est pas pourtant l’envie qui m’a manquĂ© de leur sauter dessus, parfois.

    Cela a pu ĂȘtre super compliquĂ© par rapport aux femmes, et des fois je suis obligĂ©e de dire Ă  certaines crĂ©atures de rĂȘve d’arrĂȘter de me prendre le bras et de se serrer tout contre moi.
    Et si un homme me plait bien trop, je vais commencer par rester trĂšs loin de lui si je peux, le temps de me calmer. Si c’est possible.

    Parce que oui, on a des mots pour s’exprimer, aussi, et on peut dire STOP.

    Alors, ça va bien, les histoires de pauvres gars qui ont du mal Ă  se retenir face aux viles femelles sĂ©ductrices…

    D’ailleurs, il y a des abus masculins aussi. Certains hommes peuvent ĂȘtre trĂšs sĂ©ducteurs. Volontairement ou malgrĂ© eux. Comme certaines femmes.

    Et je ne vois pas oĂč est le problĂšme. Dire “STOP” et savoir poser ses limites est de la responsabilitĂ© de chacun.

    Il n’y a aucune Ă©galitĂ©. Et il ne faut pas rĂȘver, il n’y en aura jamais. Parce que chaque personne est unique. Et ce n’est pas qu’une question de genre.

    Ce n’est pas si simple, tout ça, et on ne sait pas ce que l’avenir nous rĂ©serve… Mais on verra bien.

    En tout cas, cela ne sert pas Ă  grand chose de pleurnicher sans rien faire.

    Si on veut que les choses évoluent, alors il faut se battre pour ça.

    Autrefois j’avais tendance Ă  vouloir sauver tout le monde et me battre pour la justice (et la justesse, peut-ĂȘtre…), mais cela m’a passĂ©. J’admire les gens qui continuent Ă  se battre et qui ont des idĂ©aux, mais je ne les envie pas.

  • kitsunebi

    Membre
    20 octobre 2021 Ă  19 h 40 min

    @quatre :

    “Moi, je ne vois rien d’insultant Ă  ressentir des Ă©motions.
    Pas mĂȘme Ă  y succomber.”

    Je suis d’accord, il n’y a rien d’insultant (et je rajouterai qu’il n’y a pas de culpabilitĂ© Ă  avoir) Ă  ressentir des Ă©motions, et je dirais aussi Ă  ressentir des sens… Et Ă  y succomber.

    Mais tout dĂ©pend de ce qu’on en fait.

    Succomber Ă  une envie de viol, de meurtre ? Il y a des limites Ă  ne pas dĂ©passer… Enfin, lĂ  il s’agit plus de pulsions que d’Ă©motions… Mais qui sont animĂ©es par des Ă©motions et/ou des sens.

    Nous sommes cependant dans une société trop culpabilisante.

    La culpabilitĂ© et la honte sont des Ă©motions secondaires, des Ă©motions sociales qu’on nous appris Ă  ressentir, et elles sont utiles… Mais elles prennent bien trop de place.

    Il y a des valeurs auxquelles on tient, mais c’est pareil, souvent ce sont des valeurs que nous avons intĂ©riorisĂ©es, et si certaines sont utiles, il ne faut pas non plus pousser…

    De plus, si on Ă©coutait les autres sans arrĂȘt, chacun ayant une idĂ©e parfois bien arrĂȘtĂ©e du bien et du mal, de ce qu’on a le droit ou pas de faire… On resterait paralysĂ©.

    La libertĂ© de uns s’arrĂȘte ou commence celle des autres, dit on.
    Mais il arrive rĂ©guliĂšrement que quelqu’un se mette en travers de notre route pour nous en priver, et Ă  chercher Ă  nous imposer sa façon de penser et de vivre… Qui ne nous correspond pas.

    • Quatre

      Membre
      20 octobre 2021 Ă  20 h 42 min

      Pardonne moi de ne pas t’avoir rĂ©pondu, c’est que je n’ai rien trouvĂ© de vraiment pertinent Ă  ajouter.

      Je te rejoins quant à la culpabilité.
      Et je rĂ©vĂšre ton terme d’Ă©motion sociale.
      Je l’ai abordĂ© dans la nuance entre l’Ă©motion et le sentiment.
      Aussi, dans l’affirmation et l’interrogation.
      Mais la finalité étant bien celle ci, de ce qui est individuel et de ce qui est collectif.

      Selon moi, ce qui fait la spĂ©cificitĂ© de l’humain, et toute sa spĂ©cificitĂ©, c’est la capacitĂ© d’affirmer une interrogation.
      L’interrogation Ă©tant une intĂ©riorisation, c’est son extĂ©riorisation qui produit cet homoncule de rĂ©alitĂ©.
      Quoi qu’il en soit, c’est un sujet trĂšs intĂ©rĂ©ssant, que je m’en irais rĂ©diger, quand je serais en conditions.

      Sous le volet du culte, de la culture, de la foi et de la religion.
      Mais effectivement, la culpabilitĂ© induite, n’est toujours pas l’eveil de l’inconsĂ©quence.

      Je suis maladroit ce soir, et je n’ai pas de mots.
      Sans pouvoir l’amener, je voulais te parler de la hiĂ©rarchie.
      Mais je suis vraiment dans un sale Ă©tat, je le ferrais plus tard.

  • kitsunebi

    Membre
    20 octobre 2021 Ă  20 h 58 min

    @quatre :

    Je te remercie pour ton authenticitĂ©…

    Je serai intĂ©ressĂ©e pour lire cette rĂ©daction concernant cette spĂ©cificitĂ© humaine. J’apprĂ©cie d’ailleurs particuliĂšrement les prĂ©cisions qu’on peut m’offrir.

    Je m’intĂ©resse beaucoup aux intĂ©riorisations sociales… D’autant plus lorsqu’elles me concernent et que je suis dans le dĂ©ni de celles-ci…

    Je me rends compte que je m’aveugle parfois bien plus que je ne le crois initialement.

    Tes écrits sont trÚs intéressants et font réfléchir.

    Sinon, j’ai l’impression d’ĂȘtre toujours maladroite… Et parfois un peu brutale, mĂȘme si ce n’est pas ce que je souhaite ĂȘtre.

    Bonne soirée.

  • gueko

    Membre
    21 octobre 2021 Ă  16 h 59 min

    Bonjour,

    je crois que l’Ă©galitĂ© des sexes comme tu l’entends n’est pas possible pour le moment.

    La diffĂ©rence de langage entre les hommes et les femmes est encore trop prĂ©sente. Prenons la sĂ©duction pour exemple. Un homme aura gĂ©nĂ©ralement une approche frontale. Il tente, et avise en fonction de la rĂ©ponse. Une femme aura plus facilement tendance Ă  envoyer “des messages” (oeillades, sourires, etc… ) et laisser l’autre venir. Le problĂšme, c’est que quand une femme cherche seulement Ă  se rassurer (en sachant dĂ©jĂ  qu’il ne se passera rien), elle agit de la mĂȘme façon (ce que beaucoup appelle une allumeuse). L’intention n’est pas de laisser l’autre en plan, mais de se rassurer (je vais pas dĂ©velopper ici, ça me semble trop long Ă  faire.).

    Je suppose donc que pour un homme, il est compliquĂ© de comprendre l’attente de l’autre.

    Cette ambiguĂŻtĂ© de comportement est trĂšs remarquable avec certaines fĂ©ministes, Ă©ternelles victimes des hommes et de leur misogynie… Elles sont tellement convaincues d’ĂȘtre des victimes qu’elles se comportent sans arrĂȘt en bourreau, sĂ»res d’agir pour le bien de tous. Elles ne parviennent pas Ă  comprendre qu’elles ne sont ni victimes, ni sauveur, ni bourreau mais les trois Ă  la fois (comme chaque ĂȘtre humain). Ce sont gĂ©nĂ©ralement celles qui exigent un respect presque religieux de leur personne, tout en Ă©tant incapables de se respecter elles-mĂȘmes.

    Le problĂšme est donc, pour moi, qu’on a tous tendance Ă  penser que l’autre fonctionne comme nous. Sauf que les codes sociaux liĂ©s au genre me semblent totalement diffĂ©rents, mais qu’on ne prend pas vraiment le temps d’expliquer ça aux enfants. Ce qui crĂ©e en effet deux violences, une perceptible et mesurable (masculine), et une plus silencieuse, plus tabou (fĂ©minine).

    Je vais m’arrĂȘter lĂ  pour ne pas m’Ă©carter trop du sujet initial.

    • Quatre

      Membre
      21 octobre 2021 Ă  17 h 15 min

      Mais merci pour ton intervention.

      Je t’inviterais Ă  dĂ©velopper la nuance entre les codes sociaux induits et fortuits.
      J’entends par lĂ , vulgairement, les codes naturels, involontaires, et les codes virtuels, volontaire.

      J’ajouterais Ă  l’aspect religieux de la chose, que quand les moeurs Ă©taient Ă©crit, ils etaient certes maladroits, mais sous le catholicisme, l’on savait encore comment se comporter, avec qui, et pourquoi.
      Aujourd’hui, ces codes existent toujours, mais ils ne sont pas Ă©crits, pas mĂȘme dits.
      Et pourtant, pas moins synthétiques.
      Il me semble que l’on appelle cela l’obscurantisme.
      Ce qui rĂ©vĂšlerait un Ă©norme sarcasme, quant Ă  la considĂ©ration dite archaĂŻque, des moeurs stables d’antan, tout maladroits et injustes fussent-ils.

      VoilĂ  ce qui me semblait pertinent d’ajouter.

      • gueko

        Membre
        21 octobre 2021 Ă  18 h 04 min

        En effet, ça me semble pertinent. C’est bien le problĂšme Ă  l’heure de la libertĂ© individuelle Ă  tout prix, oĂč chacun peut potentiellement crĂ©er son propre code et demander aux autres d’y adhĂ©rer, sans plus d’explications.

        Si je comprends bien, cela reviendrait Ă  parler des codes sociaux acquis ou innĂ©es? Je crois qu’ils sont acquis, en grande partie, mais tellement tĂŽt dans le dĂ©veloppement individuel qu’on peut presque les considĂ©rer innĂ©es. On valorise la force physique et la franchise chez les garçons, et la beautĂ© et la rĂ©serve chez les filles. On fait croire aux enfants que ce sont leurs armes de dĂ©part. Ce qui fait que les filles sont plus dans la sĂ©duction pour obtenir ce qu’elles veulent, quand les garçons seront plus dans l’affrontement. (il y a certainement un code social innĂ©es chez les hommes, puisque leur musculature est plus dĂ©veloppĂ© naturellement)

        Je crois qu’une autre partie s’acquiĂšrent plus tard dans nos sociĂ©tĂ©s modernes. L’ĂȘtre humain est devenu une marchandise comme une autre, Ă  cela prĂšs qu’il y consent librement dans la plupart des cas. Dans les relations hommes femmes, je crois qu’on ne cherche plus quelqu’un qui nous complĂšte par sa diffĂ©rence, mais quelqu’un qui nous rassure dans notre narcissisme, donc qqun Ă  consommer. Et les premiĂšres armes que l’on croit avoir reçues nous servent Ă  ça. Refuser l’altĂ©ritĂ© par la consommation. Par exemple, les femmes se maquillent, portent des chaussures qui leur ruinent les pieds, des tenues qu’elles trouvent sexy… (elle diront qu’elles le font “pour elles”, mais il suffit de rĂ©flĂ©chir un peu pour voir qu’il s’agit d’une distorsion cognitive), elles deviennent ainsi “objet”. Les hommes ont des comportements similaires (la musculation un chouille excessive, la voiture, le travail qui dĂ©finit ou non leur rĂ©ussite…). Et je crois que ces comportements induisent les violences. Car derriĂšre chacun de ces masques (ou objets) se cache un ĂȘtre qui aimerait exister rĂ©ellement, ĂȘtre reconnu pour ce qu’il est. Je crois que c’est le paradoxe humain. Se mettre soit mĂȘme des chaĂźnes en dĂ©sirant ĂȘtre libre.

      • Quatre

        Membre
        21 octobre 2021 Ă  21 h 24 min

        Gueko :

        Il n’est pas question, selon moi, d’une majoritĂ© d’acquis ou d’innĂ©.
        Il est question du poids de ces derniers, et de la valeur qu’on leur accorde.
        Par exemple, et d’autant plus depuis Freud la psychanalyse, l’on a tendance Ă  dĂ©nigrer les moeurs chaotiques, naturels.
        Et l’on a tendance Ă  aimer les moeurs synthĂ©tiques, virtuels.

        De ce fait, effectivement, la transcendance est Ă  la mode, depuis trĂšs longtemps d’ailleurs.
        Et toujours plus.
        Ce qui valorise les moeurs acquis, induits.

        Par contre, et lĂ  je suis en colĂšre.
        Non, la franchise et la frontalitĂ© n’est pas au gout des institutions modernes.
        Pas mĂȘme pour les garçons.
        Je le sais, en tant que modĂšle de congruence.
        Je n’ai jamais eu le droit Ă  une vie sociale depuis que j’ai dĂ©cidĂ© d’ĂȘtre ouvert, sincĂšre, direct et transparent.
        Non. La frontalitĂ© n’est jamais induite par notre Ă©ducation.
        Et c’est selon moi, le plus grand problĂšme de l’histoire de l’humanitĂ©.

        La transcendance, l’introversion, est bien la seule forme de vertu prĂȘchĂ©e.
        Pour les hommes, et pour les femmes.
        PrĂ©tendre qu’il existe une nuance dans l’Ă©ducation des garçons et des filles, c’est de la bĂȘtise, dĂ©solĂ©.
        MĂȘme Ă  l’heure oĂč les Ă©coles n’Ă©taient pas mixtes, la seule Ă©thique vendue Ă©tait celle de l’uniformitĂ©.
        MĂȘme quand la tendance de genre dans l’Ă©ducation existait, les valeurs morales Ă©taient, les mĂȘmes pour tous.
        C’est trĂšs important ce que je te dis lĂ , si tu es amenĂ© Ă  lire mes prochains posts, tu comprendra pourquoi.

        Pour ce qui est du consentement libre.. Certes.
        Libre, mais pas éclairé.
        Et toujours induit.
        Aussi, les hommes populaires d’aujourd’hui n’ont Ă  mon sens rien de viril.
        Et rien de masculin.
        Quand justin bieber est un modĂšle d’homme, et qu’emanuel macron est un patriarche, il semble bien innocent d’affirmer que le consentement est libre.
        La libertĂ©, c’est quand l’on est pas influencĂ©.
        aujourd’hui, tout les gouts sont induits.
        Et le consentement libre est tout relatif.

        Pour ce qui est des codes inhĂ©rents au genre…
        La subtilité se traduit bel et bien par la vente.
        Et toutes les femmes fĂ©minines de l’histoire se sont maquillĂ©es d’une façon ou d’une autre.
        Pour la virilité, elle se traduit bel et bien par un achat.
        Et tout les hommes masculins de l’histoire ont bel et bien travaillĂ©s dur pour prouver leur triomphe sur l’adversitĂ©.

        Cela Ă©tant, triompher d’une sĂ©lection virtuelle, qui est par dĂ©finition la survie du plus faible, ce n’est pas triompher de la sĂ©lection naturelle.
        Et effectivement, si c’est un triomphe sur l’adversitĂ©, la distorsion se crĂ©e Ă  ce niveau.
        La preuve en est sur ce site, que les plus malins et les plus sensibles sont peut-ĂȘtre ceux qui hĂ©ritent des pires conditions de vie.

        Bref, sans vouloir t’offenser, t’Ă©crire et te rĂ©pondre reprĂ©sente une vraie torture pour moi.
        Ce n’est pas que je reproche tes intentions, mais tes axiomes sont autant de noeuds Ă  dĂ©mĂȘler.
        Et mon cerveau sature complĂštement en ce moment.
        S’il te plait, retrouve ton innocence, interroge avant d’affirmer.
        Inspire avant d’expirer.

      • gueko

        Membre
        22 octobre 2021 Ă  15 h 23 min

        @Quatre oui tu as raison, pardon. On ne valorise pas la franchise.

        Quant à la frontalité, historiquement parlant, les hommes sont des guerriers quand les femmes sont des mÚres, donc, pour moi, de façon plus ou moins consciente, on continue à valoriser ça (je prends un raccourci).

        Je ne vais pas m’Ă©tendre sur le reste, ne voulant pas te faire saturer plus que tu ne l’es dĂ©jĂ .

        (je me permets juste de prĂ©ciser que beaucoup de mes phrases commence par “je crois” ou “je pense”, donc je n’affirme rien dans un raisonnement intellectuel, je me permets seulement de supposer).

        Je te souhaite une bonne journée

  • kitsunebi

    Membre
    21 octobre 2021 Ă  20 h 48 min

    @gueko : “Le problĂšme est donc, pour moi, qu’on a tous tendance Ă  penser que l’autre fonctionne comme nous”

    C’est exactement cela… Alors que chacun a son propre fonctionnement.

    “L’ĂȘtre humain est devenu une marchandise comme une autre, Ă  cela prĂšs qu’il y consent librement dans la plupart des cas. Dans les relations hommes femmes, je crois qu’on ne cherche plus quelqu’un qui nous complĂšte par sa diffĂ©rence, mais quelqu’un qui nous rassure dans notre narcissisme, donc qqun Ă  consommer.”

    Pour moi l’ĂȘtre humain Ă©tait bien plus une marchandise autrefois, car on cherchait bien plus Ă  nous imposer notre façon de penser et de vivre.

    A ce jour nous avons bien plus de choix notamment concernant la personne qui peut nous accompagner dans notre vie, et nous pouvons plus facilement aussi changer d’avis et de choix en fonction de la façon dont chacun Ă©volue.

    Si consommation il y a, cela n’a pas changĂ©, mais je pense qu’on ne recherche pas des personnes Ă  consommer, mais des personnes capables de nous comprendre et de nous accepter comme nous sommes, dans notre individualitĂ© et notre singularitĂ©, afin que nous n’ayons pas Ă  nous conformer… Et avec lesquelles nous pourrons nous sentir le plus libre possible.

    @Quatre : je prĂ©fĂšre cette sociĂ©tĂ© moderne dans laquelle nous avons plus le droit de nous exprimer, plus d’accĂšs Ă  l’Ă©ducation, Ă  l’information, et plus de choix de vie, aussi.

    Nous pouvons nous libĂ©rer d’un certain nombre de chaĂźnes qui nous clouaient au sol autrefois.

    Certains diront qu’on cherche Ă  nous priver de nos libertĂ©s, mais je trouve que nous n’en avons jamais eu autant. Nous sommes dans une sociĂ©tĂ©, et nous avons donc des droits et aussi des devoirs.

    Certains diront que le droit Ă  l’expression s’est transformĂ© en droit Ă  l’opinion de se rĂ©pandre, mais ce que je vois c’est que chacun peut s’exprimer tellement plus librement qu’autrefois. Avec les risques que cela peut comporter.

    Si notre vie ne nous convient pas, si ce que nous sommes ne nous convient pas, nous avons bien plus de leviers pour faire Ă©voluer cette vie et cet ĂȘtre que nous façonnons jour aprĂšs jour.

    Dans tous les cas, s’il est prĂ©fĂ©rable de garder le silence si on veut garder son Ă©nergie et parfois prĂ©server son image ou son ego, il est nĂ©cessaire de parler et d’agir pour se relier les uns aux autres.

    Et si parler et agir n’est jamais sans risques et consĂ©quences, se taire et rester figĂ© non plus…

    Et il n’y rien de plus Ă©touffant pour moi que de me forcer Ă  me taire et Ă  rester immobile. Mais encore faut-il trouver la force et parfois le courage de parler et d’agir… Ou tout simplement l’envie.

    • Quatre

      Membre
      21 octobre 2021 Ă  21 h 33 min

      La marchandise…

      J’ai Ă©normĂ©ment travaillĂ© sur l’ĂȘtre et l’avoir.
      Notamment dans le cadre de la relation.
      J’ai ai conclu qu’effectivement, la seule vertu qui soit, c’est celle de l’ĂȘtre.

      Mais j’ai quelque chose de terrible Ă  dire.
      De terrible mais d’essentiel.
      Je crois que trĂšs, trĂšs peu de gens sont capables d’amour.
      De ce fait, trĂšs peu de gens sont capables d’un autre schĂ©ma que celui de la relation possĂ©dĂ©e.

      Aussi…
      Comme toute choses, il faut considĂ©rer le beau et l’utile.
      Le visage, et le nom de la chose.
      Le chaotique, instantané, et le synthétique, durable.

      Il faut bien comprendre qu’une relation qui porte un nom, c’est une relation possĂ©dĂ©e.
      Ce qui est une désincarnation, une synthétisation, une virtualisation de sa consommation.
      Je vais ĂȘtre trĂšs ferme, et trĂšs radical.
      Mais pour un animal qui possĂšde le langage, pour un animal capable d’affirmer une interrogation.. Je crois que la relation vertueuse est tout simplement impossible.
      Je reviendrais Ă©crire plus tard.. lĂ , je peux vraiment plus.
      Mais promit, c’est intĂ©rĂ©ssant.

  • kitsunebi

    Membre
    22 octobre 2021 Ă  11 h 59 min

    Je ne me suis jamais vue comme une marchandise. Et je n’ai pas l’impression d’avoir dĂ©jĂ  perçu les autres comme cela. Et je souhaite qu’ils se sentent libres, sans doute aussi parce que je ne veux pas qu’on me mettre plus de chaĂźnes que je ne m’en mets dĂ©jĂ .

    Nous sommes un tout. Cerveau, corps, esprit. Humain, animal, ĂȘtre spirituel. Et il faut dĂ©passer tout cela pour apprendre Ă  vivre avec ce tout.

    Enfant, je me cachais, je me sauvais… Et les gens se demandaient ou j’Ă©tais passĂ©e. Et parfois, j’allais secourir les autres et je prenais soin d’eux, mĂȘme sans qu’ils me le demandent. Parce qu’en mĂȘme temps que je ressentais un amour immense pour ces autres et ce monde et l’envie de partager mon amour et ma joie de vivre, leurs Ă©motions et sentiments m’Ă©touffaient rapidement, et j’avais besoin de m’enfuir.

    Et j’ai connu comme tout le monde des maltraitances, physiques et psychiques. Et Ă  un moment de ma vie, je n’avais personne pour prendre soin de moi, parce que dans ma souffrance je m’Ă©tais isolĂ©e de tous, enfermĂ©e dans ma douleur, et incapable de voir que je comptais pour certaines personnes. Et il a fallu que je veuille mourir pour me rendre compte qu’en fait, je n’avais plus rien Ă  perdre… Et Ă  chaque fois que je retombe assez bas pour avoir envie de mourir, je repense Ă  cela, et je remonte. Comme quoi, au final, mĂȘme si mon cerveau n’a pas pu se construire normalement Ă  cause de ces maltraitances, il est capable de cette dĂ©sintĂ©gration positive qui nous permet, plus que d’ĂȘtre rĂ©silient, d’Ă©voluer.

    Mais peut-ĂȘtre que je ne sais pas ce que c’est que l’amour. Peut-ĂȘtre que ce n’est qu’une illusion. Mais alors pourquoi est-ce que je le ressens, au point parfois de sentir mon coeur, mon esprit et mon corps exploser ?

    Voici une musique et vidĂ©o que j’ai dĂ©jĂ  partagĂ©e ici et qui reprĂ©sente en partie ce que je peux ressentir :
    https://www.youtube.com/watch?v=hst5Ws13qtM

    Je pense que cette quĂȘte d’identitĂ© et cette recherche d’ĂȘtre qui nous ressemblerait est illusoire.
    Je pense que vouloir tout comprendre est une vaine aspiration.
    Mais on peut difficilement s’empĂȘcher de sortir de ces rĂȘves Ă©veillĂ©s.

    “une relation qui porte un nom, c’est une relation possĂ©dĂ©e” : c’est bien pour cela qu’en mĂȘme temps que cette envie de se lier aux autres on a aussi envie de les fuir. En tout cas, c’est ce que je ressens. Pour moi, se lier Ă  quelqu’un, c’est se crĂ©er des chaĂźnes… Mais si la libertĂ© est elle-mĂȘme illusoire, alors pourquoi refuser se de lier Ă  l’autre ?
    De toute façon, les chaĂźnes peuvent se briser… MĂȘme si cela peut se faire parfois au prix d’une douleur difficilement supportable.

    “Je crois que la relation vertueuse est tout simplement impossible.”
    Est-ce un problĂšme ?
    Pourquoi ne pas simplement accepter ce que nous sommes et se laisser vivre, tant que nous le pouvons ?

    En ce qui me concerne, c’est justement les imperfections des autres qui me permettent d’accepter les miennes. C’est pourquoi il m’est difficile de m’empĂȘcher d’aimer les autres, et de les aimer comme ils sont. Le tout est de trouver la bonne distance avec ces autres. Car si une relation nous cause plus de souffrance que de bien-ĂȘtre, alors pour moi il faut l’Ă©viter.
    Cette souffrance peut ĂȘtre causĂ©e par des paroles et comportements et/ou encore parce que la personne en face est bien trop loin de ce que nous sommes, que ce soit au niveau de l’intelligence cognitive, de la sensibilitĂ© ou bien d’autres…

    Et encore une fois, pour moi, chercher la compagnie de personnes qui sont capables de nous comprendre et inversement n’est pas une envie de consommer l’autre ou encore de valoriser son ego, mais simplement ce besoin de ressentir un lien avec l’autre et de pouvoir Ă©changer avec lui.

    Je ne souhaite pas changer les gens, je ne souhaite pas changer ce monde. Je ne souhaite mĂȘme pas le sauver.

    Nous sommes la lumiĂšre et nous sommes l’obscuritĂ©.
    Nous sommes l’eau et le feu.

    Et je veux pouvoir hurler de douleur et pleurer, et je veux pouvoir Ă©clater de joie et rire…
    Je veux continuer Ă  me sentir Ă©clater en mille morceaux et continuer Ă  me reconstruire encore et encore, pour avancer dans ce monde que je ne comprends pas toujours, loin de lĂ , mais que je ne peux pas m’empĂȘcher d’aimer.

    La magie de ce monde rĂ©side en nous. Alors brisons la boĂźte de pandore qu’il y a au fond de nous et laissons l’espoir nous atteindre, libĂ©rons nous des chaĂźnes qui nous plaquent au sol et nous empĂȘchent de nous envoler et vivons avant de mourir. Car la mort viendra bien assez tĂŽt.

    Et laissons les autres atteindre notre coeur avant que nous ne soyons plus capables d’aimer.
    Ou sinon la douleur de refuser d’aimer et de recevoir l’amour des autres nous tuera bien avant tout le reste…

    Je peux ĂȘtre tout et n’importe quoi selon l’oeil de la personne qui me regarde, et si je ne sais pas ce que je suis ni qui je suis et que je ne le saurais peut-ĂȘtre jamais… Mais ce que je sais, au fond de moi, c’est que je ne suis pas un ĂȘtre malĂ©fique ou encore famĂ©lique… Et je ne me sens ni homme ni femme… Mais je me sens simplement ĂȘtre un ĂȘtre humain comme un autre, et que comme chacun d’entre nous, je suis unique et irremplaçable.

  • navi

    Membre
    22 octobre 2021 Ă  17 h 31 min

    Hello.

    En effet, quand on dit ” tu ne violeras pas”
    L’on pose des devoirs au masculin, et l’on lui retire des droits.
    En effet, quand on dit ” tu ne seras pas violĂ©e”
    L’on offre des droits au fĂ©minin.
    Et la loi va dans ce sens :
    Limiter la consommation du désir /Encourager la posséssion du désir.

    J’ai pris ce passage comme exemple pour montrer Ă  quel point ton raisonnement est dĂ©fait car il en reprĂ©sente la base de pensĂ©e et il est particuliĂšrement dĂ©nuĂ© de sens Ă  lui seul.

    1. L’interdiction de violer ne s’applique pas qu’aux hommes, donc le raisonnement est dĂ©jĂ  biaisĂ© au premier postulat. Les femmes peuvent aussi avoir des dĂ©sirs de ce type.

    2. On ne dit pas “tu ne seras pas violĂ©e” aux femmes, on leur dit qu’elles seront protĂ©gĂ©es. Tout comme les hommes. Autrement dit, on n’offre pas de droit supplĂ©mentaire, on ne fait que protĂ©ger la libertĂ© de disposer de son corps. Ce n’est ni plus ni moins qu’un “droit universel”, remets-donc tu en compte les droits universels appliquĂ©s aux femmes en particulier, tandis que les hommes devraient en jouir au contraire sans limites ?

    3. Tu vois le dĂ©sir comme un concept absolu, comme si le dĂ©sir l’emportait sur le reste et ne devait pas s’exercer dans la veine de la phrase “ma libertĂ© s’arrĂȘte lĂ  oĂč commence celle des autres”. D’oĂč ton Ă©vocation du viol : comme si faire abstraction de l’autre Ă©tait une option dans l’exercice et l’entretien du dĂ©sir vrai. Comme si laisser la libertĂ© Ă  l’autre, c’Ă©tait se limiter soi-mĂȘme.

    Si ce que tu aimes, c’est dominer, tu n’as qu’Ă  trouver une femme qui aime ça. Ca existe, et l’avantage, c’est que la libertĂ© de chacun de jouir est en adĂ©quation avec la libertĂ© de disposer de son corps.

    Nous obtenons donc un rĂ©gime oĂč les femmes possĂšdent le dĂ©sir Ă  leur guise.
    Et oĂč les hommes retiennent le leur.

    En tant qu’homme, j’estime disposer de mon dĂ©sir Ă  ma guise, je ne me retiens pas, peut-ĂȘtre parce que manifestement je n’ai pas spĂ©cialement envie de violer quelqu’un jusqu’au point de remettre en question les droits humains fondamentaux pour donner une raison Ă  ma façon de voir les choses (l’image que laisse transparaĂźtre ton discours, ni plus ni moins).

    Sinon, complĂštement hors-sujet, je partage ci-dessous une page expliquant l’usage de “on” ou “l’on” car on dirait que tu les poses un peu au hasard (1 sur 2, je sais pas), et mĂȘme si tu en as le droit absolu, ça fait trĂšs mal Ă  la lisibilitĂ© de ton texte, conseil amical!

    https://www.antidote.info/fr/blogue/enquetes/et-lon

    • Quatre

      Membre
      24 octobre 2021 Ă  14 h 38 min

      “L’interdiction de violer ne s’applique pas qu’aux hommes, donc le raisonnement est dĂ©jĂ  biaisĂ© au premier postulat. Les femmes peuvent aussi avoir des dĂ©sirs de ce type.”

      Non. Mais le viol est un comportement masculin.
      Ce n’est pas dĂ©fait, j’ai thĂ©orisĂ© la chose.

      “On ne dit pas “tu ne seras pas violĂ©e” aux femmes, on leur dit qu’elles seront protĂ©gĂ©es. Tout comme les hommes. Autrement dit, on n’offre pas de droit supplĂ©mentaire, on ne fait que protĂ©ger la libertĂ© de disposer de son corps. Ce n’est ni plus ni moins qu’un “droit universel”, remets-donc tu en compte les droits universels appliquĂ©s aux femmes en particulier, tandis que les hommes devraient en jouir au contraire sans limites ?”

      Rhétorique vicieuse, insidieuse et hors sujet visant à culpabiliser mon hérétisme.

      “Tu vois le dĂ©sir comme un concept absolu, comme si le dĂ©sir l’emportait sur le reste et ne devait pas s’exercer dans la veine de la phrase “ma libertĂ© s’arrĂȘte lĂ  oĂč commence celle des autres”. D’oĂč ton Ă©vocation du viol : comme si faire abstraction de l’autre Ă©tait une option dans l’exercice et l’entretien du dĂ©sir vrai. Comme si laisser la libertĂ© Ă  l’autre, c’était se limiter soi-mĂȘme.”

      Diffamation, je n’ai rien Ă  dire, soit t’es bĂȘte, soit tu mens pour trouver la petit bĂȘte.

      “Si ce que tu aimes, c’est dominer, tu n’as qu’à trouver une femme qui aime ça. Ca existe, et l’avantage, c’est que la libertĂ© de chacun de jouir est en adĂ©quation avec la libertĂ© de disposer de son corps.”

      Diffamation encore

      Bref, tu n’as apportĂ© aucun Ă©lĂ©ment.
      Ton commentaire est vide.
      Ton but c’est pas de construire un discours, c’est de m’humilier.
      Et la joute rhĂ©torique avec toi ça m’intĂ©resse pas.

      • gueko

        Membre
        25 octobre 2021 Ă  12 h 44 min

        dans les affaires de viols sur mineurs, une affaire sur quatre implique une femme (et pas seulement en tant que complice). Je t’invite Ă  lire “l’ultime tabou” d’anne Poiret (elle rĂ©fĂ©rence toutes ses sources). Ca relativise le fait que le viol est un comportement masculin je trouve…

        AprĂšs, certes, c’est moins mĂ©diatisĂ©…

      • navi

        Membre
        26 octobre 2021 Ă  16 h 03 min

        Et la joute rhĂ©torique avec toi ça m’intĂ©resse pas.

        Tu m’Ă©tonnes 😇

      • Quatre

        Membre
        26 octobre 2021 Ă  17 h 33 min

        Écoute, on va faire trùs simple.
        J’ai fait un topic, trĂšs maladroit, peut-ĂȘtre.
        Dans lequel j’explique pourquoi certains amalgames sont injustes.
        J’aurais du prĂ©ciser pourquoi et de quelle façon ils sont Ă©galement dangereux.
        Peut-ĂȘtre aurais-tu eu envie de lire.

        DerriĂšre, par le mensonge et l’axiome, tu me diffame.
        Tu prétend revenir sur mes idées, mais tu ne le fais pas.
        Ce qui t’intĂ©resse, c’est de me discrĂ©diter.
        Sous couvert que moi et mes idĂ©es nous sommes toxiques, et que l’idĂ©ologie de ta religion vaut mieux que mes idĂ©es.
        Et tu crois que j’exagĂšre quand je te parle de religion, mais pas du tout.
        T’es un petit cultiste. TrĂšs en colĂšre contre les hĂ©rĂ©tiques.
        C’est tout.

        Donc je vais pas débattre avec toi en fait.
        T’es pas lĂ  pour dĂ©battre.
        T’es la pour la guerre.
        Ta guerre, je l’ai gagnĂ©e dĂ©jĂ , pour toi.
        Et c’Ă©tait pas une partie de plaisir.
        Maintenant si tu veux batailler, tu vas chercher un mec avec ton potentiel.

        Si tu veux je m’applique et je rentre dans le dĂ©tail.
        Mais ça te rendra pas moins con, et dans le fond, on revient au mĂȘme.
        LĂ  t’as dĂ©jĂ  tout les Ă©lĂ©ments. Ca ne tient plus qu’Ă  toi d’avoir une identitĂ©.

      • navi

        Membre
        27 octobre 2021 Ă  13 h 26 min

        Derriùre, par le mensonge et l’axiome, tu me diffame.
        Tu prétend revenir sur mes idées, mais tu ne le fais pas.
        Ce qui t’intĂ©resse, c’est de me discrĂ©diter.

        @Quatre

        En fait, je n’ai fait que faire une sĂ©rie d’observations par rapport Ă  ton discours tout en te posant des questions. Il n’y a aucune diffamation dans mes propos, si tu les prends comme une accusation c’est ton interprĂ©tation : je ne me permettrais pas de te traiter de quoi que ce soit, je ne te connais pas, et comme ont pu le faire remarquer certaines personnes avant moi dans le fil, je pense que la pensĂ©e que tu dĂ©roules peut ĂȘtre la marque d’une instabilitĂ©, or je prends cela trĂšs au sĂ©rieux.

        Alors si tu t’es senti diffamĂ© ou attaquĂ©, je te fais un mea culpa : je ne voulais pas en arriver lĂ .

        Quelque part, ta réaction à mes propos peut sembler saine : il semble donc que pour toi aussi, le discours que tu présentes a un cÎté dérangeant, tu en as conscience.

        Je suis ouvert Ă  Ă©couter ce que tu as Ă  dire, mon message initial n’est ni une parole divine (toi qui parle de religion) ni une diffamation, mais une ouverture au dĂ©bat : libre Ă  toi d’y rĂ©pondre en disant par exemple : “non, je ne vois pas les choses comme ça, mais…”.

        C’est le but mĂȘme de poster ici, pour Ă©changer, mĂȘme si pas forcĂ©ment dans le sens qui nous arrange, comme l’a Ă©voquĂ© @sylvie7 .

      • Quatre

        Membre
        27 octobre 2021 Ă  16 h 57 min

        @navi

        Non, tu n’es pas ouvert, tu dĂ©forme mes propos pour trouver un angle d’attaque.

        Je t’ai donnĂ© tout les Ă©lĂ©ments pour comprendre, tu n’as pas voulu les prendre, et tu les as tournĂ© pour m’humilier.

        Tu n’es pas constructif, mĂȘme lĂ , que tu fais repentance mĂ©sassumĂ©e.

        Le but de ce topic Ă©tait simplement de dissiper l’amalgame entre patriarcat et misogynie.
        Il semble que cela t’Ă©chappe encore.
        Ou alors je ne comprend pas ton intervention.

        Non, tu n’as rien amennĂ© de dĂ©bat.
        Tu amalgame les droits féminins et les droits masculins.
        Comme s’ils Ă©taient Ă©gaux biologiquement, et de comportement.
        Tu sais que c’est une erreur.
        Et quand mĂȘme tu t’en sers pour me jetter la pierre.

  • kitsunebi

    Membre
    27 octobre 2021 Ă  10 h 05 min

    Il s’en passe des choses, ici…

    Tout cela me fait penser que parfois on donne quelque chose mais ce que l’autre reçoit n’est pas toujours ce qu’on pensait lui donner… Idem dans le fait de prendre.

    Je trouve qu’il est plus agrĂ©able de mettre en avant nos points communs et de rechercher de la complicitĂ© plutĂŽt que d’entrer dans des rapports de domination/soumission… C’est une caractĂ©ristique qu’on a eu tendance Ă  donner aux femmes, mais moi je trouve que c’est juste une caractĂ©ristique que j’aime chez les autres.

    J’ai du mal Ă  supporter qu’on veuille dominer les autres, penser, agir ou dĂ©cider Ă  leur place. Cela m’agace profondĂ©ment, surtout si c’est moi qu’on veut dominer. Mais cela peut aussi m’amuser…

    Mais peut-ĂȘtre que je me plante totalement, car je ne sais pas ce que je suis. Et je ne peux Ă©chapper Ă  rien de tout ça, moi non plus.

    Apparemment, ma soeur m’a dit qu’elle trouvait que j’ai toujours Ă©tĂ© un “leadeur”. Mais non, c’est juste que je me suis toujours battue contre sa nature dominatrice, car sinon je n’ai jamais cherchĂ© Ă  dominer qui que ce soit. Ni Ă  me soumettre Ă  qui que ce soit. Mais ce n’est pas pour autant que cela n’est pas arrivĂ©.

    Des émotions et des sentiments intenses peuvent nous faire perdre notre capacité à raisonner.

    Tout comme le fait de sentir que quelqu’un cherche Ă  nous dominer. Cela peut nous faire ressentir de la rage et nous donner envie d’envahir le territoire de l’autre plus que de dĂ©fendre notre propre territoire avec une colĂšre lĂ©gitime.

    Nos intuitions sont bourrées de biais cognitifs, nous sommes remplis de subjectivité et nous sommes tous aveugles.

    Cela me fait d’ailleurs rire quand on me dit que sur internet on ne voit qu’une partie de la rĂ©alitĂ©. Mais quand on a les gens en face de nous, c’est la mĂȘme chose…

    D’ailleurs, si quelqu’un cache ce qu’il est dans le monde virtuel, pourquoi serait-il plus transparent IRL ?
    Et inversement ?

    MĂȘme si ce n’est pas suffisant, nos Ă©crits montrent dĂ©jĂ  tellement de choses sur ce que nous sommes…

    Et de toute façon, peut importe ce que nous sommes, peu importe ce qu’on montre ou pas de nous, peu importe nos ombres et nos lumiĂšres, ce sera toujours parfois difficile de communiquer, et parfois tellement simple… En fonction de qui se trouve en face de nous.
    Et certains nous mĂ©priseront, d’autres nous aimeront, d’autres seront indiffĂ©rents…

    Je considĂšre quelqu’un qui cherche Ă  me dominer et/ou quelqu’un qui me rabaisse comme quelqu’un qui ne sait pas se dominer lui-mĂȘme et/ou qui a un problĂšme d’ego.

    Si on est vraiment si puissant que ça, pourquoi vouloir montrer qu’on serait le plus fort ?

    Personne n’est si fort ou si faible que ça, et je perçois beaucoup de faiblesse dans le fait de mĂ©priser les autres et/ou de vouloir les dominer.

    Et il ne faut pas laisser passer cela, il faut se montrer ferme et dire qu’on n’apprĂ©cie pas l’attitude de l’autre, parce que sinon, il recommencera.

Affichage des réponses 1 - 10 de 14

Publication originale
0 de 0 articles Juin 2018
Maintenant